« Fillette debout »
1910
Erich Heckel
***
Au seuil de notre méditation, nous prendrons pour canevas l’excellente analyse conduite sur le mouvement « Die Brücke » (auquel appartenait Erich Heckel) par Pierre Cabane dans son ouvrage « L’art du XX° siècle » :
« Au moment où le fauvisme explose à Paris, quatre étudiants en architecture de l’École supérieure technique de Dresde, créent Die Brücke (Le Pont) : Fritz Bleyl, Kirchner, Erich Heckel, Schmidt-Rottluf. Le but du groupe est ‘’d’attirer…tous les facteurs de révolution et de fermentation’’, et de rassembler ceux ‘’qui restituaient de manière directe et authentique l’impulsion qui les contraignait à créer’’. Ces peintres sont, comme les fauves, attachés à la sensation et à sa traduction instantanée, à la puissance du choc de la couleur ; comme eux ils ont, à différents degrés, reçu les leçons de Cézanne et de Gauguin, mais également de Van Gogh et de Munch. Contrairement aux Français qui expriment leur accord sensuel avec la nature, ils voient dans l’intensité de la couleur l’éruption du trop-plein de l’âme ; ils torturent les lignes et se complaisent aux déformations, aux distorsions de la forme, traduction de leur inquiétude, de leurs hantises, du malaise de la civilisation. Pour eux la vérité n’est pas dans les choses mais derrière les choses. »
En quelque sorte notre progression, dans l’œuvre « Fillette debout », sera l’illustration des propos de l’Historien et Critique d’art. Ce qu’il nous faut dire, en introduction, c’est que l’entreprise de Heckel ne peut nullement s’envisager sous l’angle d’une esthétique. Si nous prenons, au pied de la lettre, la définition de cette discipline telle que proposée par le dictionnaire sous sa forme adjectivale : « qui est motivé par la perception et la sensation du beau », nous serons aussitôt informés que le dessein du Peintre paraît se situer aux antipodes d’un « beau » qui en constituerait le moteur essentiel. Nous pouvons même affirmer qu’il s’agirait bien plutôt d’un projet « in-esthétique », ce qui veut signifier qu’il prendrait le contrepied de la beauté afin de chercher, sous elle, quelque racine plus profonde qui en ébranlerait l’immédiate satisfaction. Si, le plus souvent, l’esthétique peut se résumer à l’exploration de nouveaux territoires formels, le paradigme selon lequel fonctionne la peinture que nous examinons ici se situe, à l’évidence, sur un plan ontologique de manifestation de l’Être, lequel est bien éloigné des exercices plastiques picturaux traditionnels. L’on pourrait même oser la formule : « l’in-forme, en lieu et place de la forme ».
L’antonyme de l’esthétique : confrontation à « Nu couché » de Modigliani
Les quelques Lecteurs et Lectrices habitués à nous lire auront tôt fait de s’apercevoir que la référence au célèbre tableau de Modigliani est constante au cours de nos articles, sous le signe esthétique de la Volupté. Nul n’a jamais fait mieux, ni avant, ni après. Mettons donc les deux œuvres en vis-à-vis. Que pouvons-nous retirer de ceci ?
Bien évidemment, le contraste est saisissant et c’est un peu comme si deux territoires irréconciliables se faisaient face, deux épiphanies de l’art hautement contradictoires, deux violentes oppositions. Comme quoi la rhétorique artistique, loin d’être monolithique, se décline sous des formes infinies, ce qui en fait l’intérêt aussi bien que la puissance expressive.
Maintenant nous allons résolument nous engager dans une lecture singulière de l’œuvre de l’Artiste allemand sous la forme suivante : nous abaisserons les hauts prédicats de « Nu couché » de Modigliani afin d’aboutir, par retraits successifs, à la minceur de « Fillette debout », manière de démarche inspirée d’un travail de pure négativité, sinon de néantisation au moins partielle de ce qui fait face et nous place en un état de sidération.
Aux formes amples et généreuses de Modigliani ;
Heckel substitue les formes étroites et parcimonieuses dont nul ne peut espérer quelque extension que ce soit dans le domaine spatial ou dans celui des sentiments.
Å la somptuosité charnelle des teintes chaudes, à la pigmentation soutenue de Carotte, au rayonnement interne de Tangerine, à la présence irradiante de Mandarine,
Heckel oppose, dans une forme de violente dissonance, la brutalité de la teinte primaire : Magenta tirant vers le Rose, lequel joue, dialectiquement, avec ce Vert de Hooker, sorte de lumière étouffée, recouverte d’un glacis plus sombre. Noir pur, Blanc pur viennent renforcer cette impression d’un originaire archaïque dont ces teintes dépouillées paraissent être le motif retenu en arrière de soi vers quelque mystère irrévélé.
Å la composition tout en douceur de Modigliani, aux lignes souples et flexueuses, aux conventions picturales d’un nu exposé à la délicate inquisition d’un regard complice,
Heckel juxtapose le paysage désertique, nu, de trois plans colorés se percutant sur lesquels se détache la silhouette anguleuse d’un personnage énigmatique, sans réel relief.
Å la féminité évidente donatrice de plaisir, possiblement donatrice de vie en sa fonction génitrice,
Heckel répond par un Personnage anonyme, une sorte de pré-féminité, une figure prépubère encore plongée dans la glaciation de la période de latence, psycho-affectivité gelée ne trouvant encore le chemin de sa fixation narcissique. Autrement dit, de façon plus synthétique, jouissance libre confrontée à une étroite ascèse.
Å l’impression d’un paysage accueillant, au motif d’une généreuse Arcadie,
s’érige en un contrepoint douloureux, pathétique, ce cadre fortement contraint, d’allure désertique, monacale, d’une présence encore nullement effective, sous la forme d’une esquisse embryonnaire (l’on pense à quelque insecte inclus dans son bloc de résine), parution à la limite de sa propre annulation.
Å l’épiphanie joyeuse et communicative de « Nu couché », l’on ne peut, en tant que Voyeurs, qu’être contrits et désemparés de découvrir
ce visage tellement semblable à ces étranges masques africains réduits aux trous des yeux et de la bouche, à l’arête du nez, bizarres intercesseurs du monde des esprits, officiants d’un rite de passage dont le sens profond, toujours, nous échappe et, en définitive, nous inquiète.
Les principales antinomies relevées, il nous reste la tâche de nous diriger plus avant dans la compréhension de « Fillette debout », cible de notre étude. Ce qui revient à dire que nous approcherons cette œuvre depuis son périmètre intérieur, la rapportant cependant au motif du portrait réalisé par le natif de Livourne, ensuite en relation avec les méditations de Pierre Cabane.
La description de l’œuvre nous aidera à repérer quelques points essentiels.
Si « Nu couché » prétendait s’en remettre au principe
de la mimèsis en sa fidélité à la nature,
celle-ci fût-elle quintessenciée,
« Fillette debout », quant à elle,
ne se donnera guère au regard que
dans l’étroite mesure
d’une pure abstraction.
Loin que les formes soient une simple fidélité au réel, la traduction d’une sensation épidermique, les traits qui définissent « Fillette » sont durs, sans concession, dépouillés à l’extrême, si bien que l’on peut dire qu’ils résultent d’une profonde ascèse intellectuelle menée à la lisière d’un réel Désert. Du réel incarné il ne s’agit que de retenir les faits les plus saillants, lesquels ne peuvent mobiliser qu’un lexique minimal.
Et, ici, il n’est nullement gratuit qu’Heckel ait choisi une représentation au travers de la technique de la gravure.
Si toute peinture consiste
en ajouts successifs de matière
offrant une pure positivité
de ce qui est à montrer,
le sens d’une vie en son éploiement,
a contrario la gravure consiste, au départ,
en un travail par retraits successifs de la matière,
incisions et creusements du métal
en tant que pure négativité de ce qui,
jamais ne se montre,
à savoir le visage de l’Être.
Car cette Figure qui nous est imposée
plutôt que proposée s’annonce
se retirant de notre évaluation sensible,
elle ne paraît que sous le signe
d’un étrange insaisissable.
Elle est un acte de déréalisation,
peut-être l’esquisse d’une activité fantasmatique,
le reflet de quelque hallucination,
l’image fugace qui vacille dans le passage
du rêve à la consistance du jour,
au seuil de l’éclosion du quotidien.
« Nue », « Dépouillée » en sa blancheur native prend l’allure d’un curieux ectoplasme, rigidité muette de farfadet, spectre irréel venant troubler la possible ataraxie d’une conscience au repos, la nôtre, qui souffre de cette image en miroir, possible identification à cette chimère dont on se demande si ce n’est notre esprit qui la crée dans une période de confrontation à un irréductible absurde. Le titre parle de « Peinture à l’os », comme si, toute vie se retenant de vouloir paraître au bénéfice de quelque joie, avait soudain rétrocédé dans l’étroit motif d’une « structure dure et cassante présente chez les seiches », aragonite réduite à ses cristaux étiques, sépion inerte en lequel nulle vie ne pourrait faire effraction. Bien évidemment, à cette rudesse, à cette aridité s’oppose le somptueux pulpeux de « Nu couché », cette invite à l’Amour sans délai. Illustration de ce style décharné ci-dessous, à gauche « Couple au bord de la mer », à droite « Personnage étendu ».
Si, dès ici, l’on se place sur le thème de l’identité,
chacun comprendra le genre de séparation
du Sujet de qui-il-est en son fond,
comme si le fait, pour « Fillette »,
d’être debout, ne signifiait nullement
une position existentielle
mais la surrection du désarroi,
de l’inquiétude,
de l’absurde
au sein même de cette lactescence invalidante,
privative de quelque excès que ce soit
(vivre est toujours excès :
par rapport au néant, à la finitude,
à la lame perfide du désamour,
à la brisure de la non-vérité),
« absence », « défaut », « abstinence »
seul lexique dépréciatif signant
l’impossibilité de coïncider
avec son propre Être.
L’équivalant pictural de ce cruel nihilisme
condamnant tout Vivant au trépas
se donne de façon symétrique
dans le « Cri » de Munch,
Identique violence des couleurs, état de sidération des Sujets, irréalité du paysage, réduction des événements du Monde à une abstraction à la limite d’une incompréhension.
Le cri figé dans la gorge
du Personnage de Munch (ce non-langage)
trouve sa correspondance
dans ce cri interne improféré
au titre de cette rigidité ossuaire,
antichambre de la Mort,
chez « Fillette debout ».
Une rapide herméneutique iconographique
permettra de saisir combien cette oeuvre
est purement léthale pour qui y confie son regard
et y destine les tourments de son âme.
Si le ciel du tableau vibre
dans un rouge braise qui pourrait,
à la rigueur, symboliser la turgescence
de quelque passion,
si sa partie médiane comblée
d’un vert Chlorophyllien pourrait
donner à penser la Nature
en tant que donatrice de sens,
voici que le bas de la composition
plonge dans d’irrémédiables ténèbres
dont la compacité, l’opacité indiquent
avec certitude que la Mort
rôde en ces parages
avec de bien funestes desseins.
Ce que le Rouge du ciel haussait à quelque hauteur,
ce que le Vert disposait à une entente avec l’immédiat environnement,
voici que le nadir du subjectile leur ôte toute prétention à exister :
chute irrémédiable de « Charybde en Scylla »
dont « Fillette », non seulement
ne parviendra à se relever, mais désigne
le lugubre tocsin qui résonne
sur son corps de neige,
comme si sa peau était la membrane
d’un tambourin ne vibrant
et ne recevant de réponse
que du Vide et
d’un écho à lui-même
sa propre perte.
Commentaires sur le point de vue de Pierre Cabane
« l’impulsion qui les contraignait à créer’’,
certes, car toute création, dès l’instant où elle veut s’énoncer en vérité, devient contrainte, devient irrémissible pulsion, vif tourment, tous motifs internes qu’il faut sans délai porter au crédit d’une vision externe, celle des Voyeurs, lesquels partageront cette brisure de l’âme, ne le feraient-ils qu’ils demeureraient en leur citadelle, extérieurs au message de l’art.
« trop-plein de l’âme », « inquiétude », « hantises »,
ne font que traduire ce « malaise de la civilisation » qui,
pour les Artistes de « Die Brücke », ne peut s’exprimer
qu’avec violence chromatique,
fureur sémantique,
paroxysme lexical,
seules mesures au gré desquelles peindre le réel en son abyssale absurdité. Car, pour eux, rien ne sert d’édulcorer le paysage mondain en lui donnant un air aimable, évident, en le traduisant en touches impressionnistes qui fragmentent la vision du réel mais ne le remettent nullement en cause.
Il faut l’outrance colorée du fauvisme,
il faut l’exubérance monstrative de l’expressionnisme,
afin qu’ouvrant le problème de l’exister jusqu’en ses plus profondes perspectives, rien ne fasse défaut quant au fait de dire la cruauté de ce qu’annonce et accomplit la Civilisation en ses attaques les plus manifestes. Il faut extirper, de la vie intérieure émotionnelle, ses plus vives scories en faire des bombes ignées, des jets de solfatare, des geysers de soufre, des projections de lapillis.
Interprétation synthétique de l’œuvre
Alors, que dire du choix de « Die Brücke » pour désigner l’allure même de ce mouvement. « Die Brücke », « Le Pont » en traduction française. Et se poser la question de l’essence du « Pont ». Il permet, spatialement, de passer d’une rive à l’autre du fleuve. Mais aussi et surtout, symboliquement, d’une manière inconsciente,
il fait signe en direction
d’un changement ontologique radical,
d’une métamorphose du paradigme
définissant notre propre vision du monde.
Il réalise un déplacement du motif de la Vérité,
tel qu’indiqué par Pierre Cabane
à l’initiale de cet article :
« Pour eux la vérité
n’est pas dans les choses
mais derrière les choses. »
Les Choses en tant que
« monnaie trébuchante et sonnante »
de la Physique,
le « derrière des choses » en tant que
la Métaphysique,
laquelle se donne, au minimum,
comme leur ombre portée,
au maximum comme l’originaire
qui anime les Choses et nous
les rend visibles-préhensibles.
Nul doute que, dans la figuration picturale volontairement abstraite, détachée du réel, comme en sustentation du sensible, Heckel n’ait cherché qu’à représenter
cet arrière-plan des choses,
cette vibration mystérieuse,
cette aura qui les entoure,
ce bruissement qui en annonce l’Être.
En ceci, il ne fait que faire écho avec la célèbre formule de Paul Klee :
« l'art ne reproduit pas le visible, il rend visible ».
Et que rend-il « visible »
si ce n’est ce « méta »
en sa valeur de préfixe :
« après, au-delà de ».
Ici s’annonce la fameuse
différence ontologique pointée
par Martin Heidegger,
celle entre l’Être et l’étant.
En une formule ramassée,
nous pourrions dire que
la fonction essentielle de l’Art
est de s’appuyer sur l’étant
(telle ou telle chose visible),
de le sublimer afin que nous puissions
nous inquiéter de son « Être »
(ce qui, nullement visible,
en est cependant,
la condition de possibilité).
Jamais de l’étant
sans l’Être.
Jamais de l’Être
sans l’étant.
>>>
>>
>
Si, maintenant, nous replaçons « Fille debout »
dans cette perspective bipolaire de l’Être et de l’étant,
les choses s’éclaireront avec plus de précision.
Notre vision, douée d’une plus grande profondeur,
traversera la vitre des apparences
pour se retrouver « derrière les choses »,
dans l’éclat d’une Vérité
ayant ôté le voile qui en
obscurcissait le visage.
Si donc cette gravure,
par un simple effet de morsure,
d’effacement progressif de la matière,
évince la Physique
au profit de la Métaphysique,
la qualité de notre regard sera invitée
à accomplir une « révolution copernicienne ».
Partir de l’Être, c’est-à-dire
du fond, de la source, de l’origine,
et remonter, par paliers successifs,
par strates signifiantes,
de l’irréel au réel,
de l’imaginaire au concret
en sa plus effective présence
pour déboucher sur cet étant
qui nous questionne
et ne nous fournit nulle réponse
tout le temps où nous demeurons
sur ce plan ontique muet.
Alors, présentement, dirons-nous :
« Fillette debout » est-elle à ce point
disqualifiée de vivre
en sa mondaine effectivité,
que, d’emblée, elle se retrouverait
au-revers de qui-elle-est,
nullement en sa positivité physique,
mais en sa pure négativité métaphysique,
ne cueillant, ici et là,
que de faibles lambeaux de sens ?
Serait-elle prise
à rebours de qui-elle-est,
hissée debout avant toute
spatialisation-temporalisation,
simple possibilité d’être
nullement encore venue
au seuil de son éclosion ?
Autrement dit, Virtuelle
en attente de réalisation,
elle ne montrerait guère
plus d’existence
qu’un mince zéphyr
perdu parmi les aquilons
et turbulence des vents impétueux
et autres Noroits.
Si nous pouvons nous permettre
ce jeu de mots facile,
« Fillette » ne serait que
l’exposition d’une « grave gravure »,
ne retenant du mot « graver »
que sa forme étymologique :
« tracer sur une matière dure en l'entaillant »,
« tracer » la « matière dure » de l’exister
afin que, du geste de « l’entaille »,
puisse surgir autre chose que
le régime des évidences.
La gravure d’Erich Heckel
se donne, selon nous,
sur le mode entièrement « métaphysique »,
chaque motif de la représentation s’effaçant
au profit de la transparence qu’elle autorise.
Le Noir du cadre,
le Noir de l’arbre,
le Noir de la chevelure,
le Noir du bas de l’image
sont le signe tangible
d’un deuil du réel
à réaliser sans délai.
Le Rouge du ciel
énonce tout simplement
sa foncière impossibilité
de s’actualiser.
Le Vert de la partie médiane
n’est qu’un facsimilé de Nature,
une imitation sans grande consistance,
en quelque manière une Anti-Nature.
Le Blanc des lisières
n’agit qu’en tant que prétexte
à isoler les zones graphiques,
nullement à les révéler
en tant que telles.
Quant à l’étendue conséquente de Blanc
en quoi consiste le corps de « Fillette »,
il n’est visiblement corps
qu’à se néantiser
sous l’aveuglante
lumière du Rien,
sous le signe du nul et non avenu,
sous la bannière de l’Absence,
sous la lame glacée du Silence.
Les motifs épiphaniques
de l’anatomie,
le masque noir du visage,
la lunule noire de l’aisselle,
le triangle noir de l’ombilic,
la diagonale noire de l’aine
ne se donnent nullement
en tant qu’écriture justifiant
quelques parcelles du corps,
mais comme ce qui reste visible
au terme du processus
d’effacement continu
dont la gravure
a été l’initiatrice.
Immense opération de réduction
de ce qui, habituellement signifie,
points géodésiques de la chair,
lesquels ne sont plus que de
vagues réminiscences
de ce qui, un jour, peut-être, a été :
de l’étant
en voie
de disparition.
« Fillette debout » :
Écriture du Néant.
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