« Rythmes »
Robert Delaunay
Centre Pompidou
***
« Tout est rythme.
Comprendre la beauté,
c’est parvenir à faire coïncider
son propre rythme
avec celui de la nature.
Chaque chose,
chaque être a
une indication particulière.
Il porte en lui son chant. »
« L’extase matérielle »
J.M.G. Le Clézio
*
« faire coïncider
son propre rythme
avec celui de la nature »,
c’est bien là, à l’évidence, le mot d’ordre que l’Auteur fixe aux Protagonistes de ses romans, lesquels sont dans un réel et constant souci quant à la Nature :
souci du Sahara et de ses vastes étendues sauvages dans « Désert »,
souci du microcosme de cette île- miroir dans « Voyage à Rodrigues »,
souci du visage d’une Afrique mythique dans « Onitsha »,
souci des confins montagneux de la frontière italienne dans « Étoile errante »,
souci et recherche fiévreuse du site où se rassemblaient les baleines dans « Pawana ».
Il y a une vraie constante, chez Le Clézio, de faire coïncider son être, par Personnages interposés, avec cette éthique écologique par rapport au cadre de vie qui, toujours, est considéré comme l’une des essences au gré desquelles les Existants que nous sommes reçoivent le juste accusé de réception de leur présence sur Terre. Une Terre toujours fragile, mise en demeure de produire toujours plus, placée qu’elle est sous la férule d’une toute-puissance anthropologique qui n’a de cesse d’en saper les fondements les plus essentiels, les plus vitaux. Ce qui pourrait trouver sa confirmation sous la formule suivante :
Décoïncider de la Nature :
mort de l’Homme et de la Nature
Coïncider avec la Nature :
déploiement de l’Homme en ce qui
l’accueille et l’accomplit
au plus juste de qui-il-est,
ce Rejeton de bien plus grand que lui,
cet Héritier de ressources natives
qui le dépassent et l’obligent.
L’on sentira ici, combien cette nécessaire et souhaitée immersion dans le sein matriciel de la Nature ne peut avoir lieu que dans la seule dimension pathique d’un sentiment de dette en même temps que d’admiration vis-à-vis de qui, généreusement, nous octroie le bien le plus précieux, à savoir la Vie en sa plus exacte plénitude. Si la considération de la Nature peut s’opérer sous les auspices de la logique et de ses concepts au titre de déductions exactes, Chacun, Chacune comprendra l’essentiel fondement de son rapport au Tout-Autre-Naturel à l’aune d’une réelle compréhension intime, autrement dit dans l’espace totalement intériorisé des sentiments, des affects, des passions justes parce que médiatisées par les exigences de la Raison.
Compte tenu de cette exigence se traduisant selon sympathies, inclinations, affinités, penchants aussi authentiques que généreux et motivés en leur fond, l’on percevra donc le soubassement prioritairement psychologique, affectif, sensible qui reliera tout Être au Milieu dont il est issu, qu’il ne pourrait renier qu’au titre de sa propre négation. C’est au regard de cette perspective pleine de sollicitude que nous aborderons la question du rythme sous l’angle particulièrement fécond de la « Rythmanalyse », concept forgé en 1931 par Dos Santos, dont Wikipédia précise :
« Lúcio Alberto Pinheiro dos Santos, philosophe portugais, invente la rythmanalyse en 1931. Il voit dans la rythmanalyse une méditation sur les temporalités vécues dans le psychisme humain. Gaston Bachelard, qui le cite dans son essai « La Dialectique de la durée » en 1936, affirme l'avoir pratiquée et en être sorti rasséréné. Il précise que le terme est formé de la même façon que « psychanalyse ». Bachelard donne pour but à la rythmanalyse, « en examinant les rythmes de la vie dans leur détail » de « rendre heureuses et légères les ambivalences que les psychanalystes découvrent dans les psychismes troublés ».
Nous pensons que la conception de ces rythmes, par Le Clézio, prenant fond sur une tonalité identique, il sera utile d’interpréter sa pensée selon ce même horizon. En quelque manière, la pratique de cette « rythmanalyse » qu’aussi bien nous pourrions nommer « rythmologie », consiste en l’indication de retrouver en Soi, enfouis au plus profond, ces mouvements et sinuosités aussi amples qu’archaïques, lesquels,
immaîtrisés, débouchent sur la névrose et ses infinies variantes,
lesquels maîtrisés donnent lieu à une belle et pleine ataraxie
dont l’équilibre est le parangon le plus immédiat,
comme le plus accessible à Ceux qui s’y entendent
à débusquer, sous l’orage,
le calme qui en a précédé l’apparition.
Être en rythme, c’est Être-Soi.
Ne nullement l’être, c’est être-hors-de-Soi
Pour ce faire, passer du Hors-de-Soi à l’Être-Soi en sa plus grande faveur, nous nous rapprocherons, selon la pente d’une interprétation toute personnelle, toute singulière, de ce concept totalement sensible, incarné, de l’architectonique de l’oeuve de Robert Delaunay sise en tant qu’Image-titre de ce texte, cherchant à y débusquer les possibles lignes de cette « ryrhmanalyse », formatrice de Lumière en lieu et place des Ombres qui, nécessairement, habitent les couches abyssales de nos Êtres parfois plongés dans l’absolue obscurité d’une forclusion. Ce que nous proposons ci-après, consiste à mettre en parallèle, d’une manière chronologique, génétique, deux schémas chargés de formaliser deux concepts opposés et cependant complémentaires :
* Le Schéma 1 correspondant à une Dysrythmie Originaire
* Le Schéma 2 correspondant à l’Eurythmie atteinte après que la Dysrythmie
se sera métamorphosée en son contraire.
Schéma 1 : la Dysrythmie
Toute dimension anthropologique passe nécessairement par ces étapes successives liées au développement même de l’Être. Au début, en cette période qui peut être considérée en tant qu’originaire, fondement sur lequel prend appui tout Vivant, les choses ne sont nullement clairement déterminées. Dans les profondeurs abyssales de l’Inconscient gravite tout un champ de forces lentes et amorphes, indifférenciées, sorte de confus maelstrom, de mangrove chaotique où les reptations dionysiaques, les emmêlements figuraux, les torsions formelles aboutissent à l’aporie d’un non-sens dont rien ne semble pouvoir sortir qu’un bien étrange salmigondis, une parole sans structure babélienne, un genre de mélopée antique-archaïque précédant toute venue claire au Langage de l’Homme, Langage en lequel il affirme et confirme son Essence.
Bien plutôt se présentent les linéaments d’une animalité encore rampant à bas bruit sous la ligne de flottaison des consciences, amas indistinct de boules gélatineuses pareilles au « morceau de cire » cartésien, toute forme y inscrit son chiffre en même temps que ce dernier est repris pour une nouvelle figuration qui le réduit à n’être nullement reconnaissable. Règne d’une instabilité du Sensible dont aucun Intelligible n’a encore pénétré l’étrange matière visqueuse au point de n’être qu’un sombre marigot animé de simples et confondantes négativités.
Rien ne sort de soi.
Rien ne trace de ligne claire.
Rien ne se lève de ce tapis tubéro-racinaire,
sauf d’embrouillés rhizomes
dont le lexique, précisément,
est de ne pas en être un,
simple balbutiement
à l’orée d’un Monde possible.
Ce sont ces traces de la passivité originaire qui sont symbolisées, sur ce schéma, par ces lignes noires sinueuses, ces traits charbonneux de pastel affectant la partie immédiatement immergée sous la ligne exacte de la Conscience. Et, ce qui est à considérer ici, dans la perspective de la Rythmanalyse, c’est que ces forces obscures, lorsqu’elles subsistent en l’Être plus que de raison, voici qu’elles constituent le terreau des névroses et autres troubles affectant si gravement la psyché que l’Analysé s’y empêtre comme pris dans d’invasives lianes dont il ne diffère guère, plongé dans une manière de catatonie qui le dépasse et, parfois, le confine à n’être qu’une effusion de ce Néant qu’il redoute, dont il sent la terrible présence à défaut d’en pouvoir connaître les secrets et mystérieux motifs.
Alors qu’en est-il du travail du Couple Analysant-Analysé au sein de cet incompréhensible espace encore ininterprétable, encore semé des scories antédiluviennes de toutes choses émergeant à peine d’un socle en lequel elles végètent et se confondent comme si, par une manière de saut rétrocessif, elles voulaient rejoindre le lieu primitif de leur propre germination. Quelle est donc la valeur singulière du logos thérapeutique, si ce n’est, pour l’Analysé, d’éclairer, par son langage, ces zones interlopes d’ombres fuligineuses, apporter quelque rai de clarté qui débouchera les ténèbres, faisant apparaître, ici et là, quelques flaques lumineuses. Elles seront autant d’orients sur lesquels l’Analysé, fixant son attention, parviendra à repérer dans le dédale de son psychisme troublé, cette manière de fil d’Ariane qui le guidera vers l’en-dehors du Labyrinthe, tout comme le Prisonnier de la Caverne Platonicienne, guidé par le feu se projetant sur la paroi de la roche, commencera son ascension en direction du Soleil-Intelligible.
Le logos-Analysant, par son apport discriminant, permettra au trouble natif de l’Analysé de commencer à émettre de claires et rationnelles informations quant à son exister, pouvant le décrire, projeter en direction de qui il est, ces mots qui métamorphosent le celé, l’indéterminé, le confus, en leur envers. Å savoir la « clairière de l’Ouvert », la transparente détermination du réel, à commencer par le sien. Permettre au distinct de se donner en lieu et place de ce qui, jusqu’ici, demeurait dans les sombres corridors d’une incompréhension. Alors, chaque coup de scalpel porté par la dyade Analysant-Analysé en direction du sombre et de l’irrévélé, constituera autant de biffures de ces traits de graphite symboliques qui obombrent la strate immédiatement présente sous la Ligne d’Horizon de la Conscience. Ce processus se développera jusqu’à un point de visibilité suffisante, de manière à ce que l’Analysé, soustrait au clair-obscur de la mangrove primitive, puisse abandonner un funeste nadir existentiel pour découvrir cette belle zone zénithale où brille, non seulement l’éclat d’un paraître anonyme des phénomènes, mais bien plus, l’éclair de l’esquisse Humaine saisie de l’intérieur. Un peu à la manière d’un photophore découvrant, dans l‘instant de sa propre lumière, le précieux d’une essence qui n’avait nullement disparu, puisqu’elle est éternelle, voilée seulement, assombrie, portée au paradoxe de l’improféré. Alors que l’énonciation et la détermination de ce-qui-est, constituent l’essentiel de sa mission.
Être-Homme, c’est parler,
désigner, pratiquer la désocclusion
de ce qui est occlus,
déchiffrer l’indéchiffrable
qui, toujours, se dissimule
sous des couches de non-vérité.
Schéma 2 : l’Eurythmie
*
Et, puisque la sortie de la mangrove correspond à l’illumination du Soi et du Réel qui lui fait face, il faut maintenant se pencher sur l’étonnant passage de la Dysrythmie à l’Eurythmie, comme l’on passerait de l’Obscurité native de l’Humain en sa genèse, à sa pure Luminosité en tant que Conscience ouverte à l’entier mystère du Monde, lequel, certes de façon discrète, commence à livrer ses secrets. Si, dans la phase précédente de confusion originaire, tout équivalait à tout dans une manière d’illogisme constitutif, si les rythmes s’opposaient selon deux parties antinomiques, incommunicables,
voici que les rythmes conjugués
du Couple Analysant/Analysé
se mettent à l’unisson
des rythmes de toute Altérité :
rythmes de la Nature,
rythme des Autres,
rythmes du Monde,
si bien que, la biffure de ce qui obscurcissait la partie Inconsciente, porte au visage d’une possible analogie, Inconscient et Conscient dans ce que nous pourrions nommer une « réconciliation ». Car, en réalité, le soi-disant clivage, la supposée scission qui feraient de ces deux domaines des sites adverses, ne saurait guère résister à l’analyse.
L’Homme en son essence
ne peut être qu’une Figure Unitaire
où Conscient et Inconscient jouent chacun
les motifs au gré desquels ils sont
déterminés depuis l’origine des choses.
Le Conscient vise le Réel,
l’Inconscient vise l’Irréel.
Mais, en toute bonne logique,
Conscient aussi bien qu’Inconscient
prétendent à l’exister à égalité de droits.
L’un appelle l’autre,
comme l’autre appelle l’un.
Ce qui est à examiner ici avec le plus vif intérêt, c’est la totale inversion des valeurs qui s’est opérée dans la transition de la Dysrythmie vers l’Eurythmie. Tout ce qui, dans la Dysrythmie se donnait sous le visage de l’obscur, de l’indéterminé, du chaotique, de l’amorphe, de l’informel, de l’illimité, de l’indécis, du contingent, de l’irrésolu, de l’indéfinissable, de l’indécidé, de l’indiscernable tous ces prédicats négatifs se voient retournés, selon la figure du chiasme, en leur exacts contraire, à savoir,
L’obscur devient clair
L’indéterminé cède la place au déterminé
Le chaotique s’inverse en ordonné
L’amorphe se logicise
L’informel migre vers la forme
L’illimité se voit enclos en des limites
L’indécis se comprend doté de pure volonté
Le contingent le cède au nécessaire
L’irrésolu s’effondre sous la poussée de la fermeté
L’indéfinissable s’abrite sous le précis
L’indécidé plie sous la force du manifeste
L’indiscernable s’écroule sous du juste discernement
Et cette substitution des prédicats négatifs en des prédicats positifs ne provient nullement d’une magie, n’est nullement l’effet d’un tour de passe-passe, mais se tient en réserve depuis l’aube des temps dans le Destin Humain. Car rien, du Monde, ne saurait sombrer dans le chaos pour l’éternité.
Car il est une loi énonçant
que toute chose porte en soi,
nécessairement,
la loi complémentaire,
sinon adverse de la loi antécédente.
Sorte de rythme ontologique en lequel s’inscrirait notre rythme circadien biologique scandé par l’alternance veille/sommeil. Comme si le Grand Tout Naturel était cet être somatique en lequel la logique biologique découperait des alternances de sens : une Veille-Consciente succédant à un Somme-Inconscient, seule la synthèse des deux comportant la totalité signifiante de ce que l’on pourrait nommer « Disposition », cette Entité-bifide dont nous percevons confusément la Haute Présence, à défaut d’en pouvoir tracer le centre et la périphérie. Cependant il serait naïf d’entretenir une visée idyllique de cette Eurythmie, laquelle, en ses mailles, ne peut que conserver, à titre de réminiscences obscures, quelques points négatifs attachés à son passé.
Jamais de pure clarté.
Jamais de pure obscurité.
Toujours un mixte des deux,
un Clair-Obscur qui, tel la Vérité,
s’obombre de quelque tache
qui en pervertit le pur éclat.
Si notre hypothèse du nécessaire passage d’une Dysrythmie à une Eurythmie a quelque chance de se voir confirmer dans le réel, alors il faudra relier ce Concept-Médiateur à l’énoncé de Le Clézio reproduit ci-après :
Chaque chose,
chaque être a
une indication particulière.
Il porte en lui son chant. »
Correspondant à l’indéterminé de la Dysrythmie, nous pourrions dire que « chaque chose, chaque, être a, en effet, une indication particulière », négative cependant, de l’ordre du discord, du non-chant que constituerait une longue et irrésolue Plainte, en laquelle retrouver tous ces motifs obscurs venant de la nuit des temps au titre d’une irrépressible phylogenèse imprimant en l’Humanité ces traces de passivité originaire dont, jamais elle ne pourrait se défaire.
Mais aussi ces mêmes traces ontogénétiques dont chaque être porte en Soi, les motifs les plus troublants en l’espèce des actes manqués, des lapsus à répétition, des projets avortés, des espoirs déçus, des livres non lus, des concepts incompris ou bien ignorés. Ceci, bien évidemment, correspond au Schéma 1 en son visage heurté, inaccompli.
S’égalant au déterminé de l’Eurythmie, alors nous pouvons affirmer avec l’Auteur, de manière positive, sinon enthousiaste :
« Chaque être porte en lui son chant. »
Ce qui veut dire que le moment essentiel du rythme comme essence du chant, lequel moment était entravé dans la passivité, se voit ici confirmé par une activité transcendant tous les obstacles, effaçant toutes les contingences, contournant toutes les contrariétés, si bien qu’il faudrait d’abord parler d’un « plein chant », ce qui signifie, prédiqué de plénitude et, par simple glissement paronymique, le qualifier de « plain-chant », ici le « plain » indiquant l’absence « de rupture, d’accident ou d’altération », donc une réelle et authentique effectivité, une autonomie signant le gain d’une pure Liberté.
Du non-chant plaintif
au plain-chant hautement proféré
s’installerait la même différence
que celle existant entre
mélopée profane
et hymne sacré,
ce qui signifie un changement de registre essentiel,
le passage d’un relatif non-sens
à un sens assumé dans toute la latitude
de son pouvoir configurateur de joie.
Si, au terme de cet article progressant difficilement parmi les écueils de la pensée que sont, toujours, les formes mutantes, polysémiques d’un réel en constant réaménagement (rien n’est totalement indéterminé, rien n’est totalement déterminé), si donc nous plaçons en vis-à-vis les deux schémas précédents, le contraste visuel donne des réponses claires à notre questionnement.
La mise en regard des deux images-concepts mérite encore quelque éclaircissement quant à la notion de Rythme. Le rythme suppose ce que les contenus synonymiques laissent paraître, à savoir,
accord, symétrie,
relation, harmonie,
mesure, proportion,
assonance.
L’on conviendra que la figure de gauche, en sa Dysrythmie, est, à l’évidence, l’exact contraire de ces notions ; que les cercles de la peinture (que nous donnons comme la Figure de l’Être), se trouvent entravés quant à leur clair développement, quant à leur logique formelle, quant à leur devenir ontologique, grevés qu’ils sont par ces lacets de la passivité originaire qui les retiennent prisonniers en quelque endroit de l’espace et du temps qui ne nous sont nullement accessibles.
Par contraste par rapport à ceci, la figure de droite en sa rassurante Eurythmie se manifeste en toute clarté,
que rien en ces cercles polychromes
ne demeure celé,
que tout est à portée de regard,
que le sens est ouvert,
la circularité mobile de l’Être
totalement visible, totalement assumée.
Et tout ceci nous fait penser à l’un
des rythmes les plus essentiels de l’Univers,
le rythme du cœur en son alternance
diastolique/systolique.
La contraction systolique affecterait
le Dysharmonique,
alors que la dilatation diastolique
serait le site même de la plénitude
et de l’Harmonie.
Rien d’étonnant à tout ceci cependant
pour la simple raison suivante :
La contraction systolique/dysharmonique
fait signe en direction de la Finitude,
donc de la Plainte.
La dilatation diastolique/Eurythmique
fait signe en direction de l’Infinitude,
donc du Chant.
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