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28 juin 2026 7 28 /06 /juin /2026 07:12
Si près de la nature des choses

« Esquisse »

 

***

 

   [Les très Rares qui sont mes Lecteurs habituels ne s’étonneront pas du fait que le thème traité, celui de « L’Origine », soit, une fois de plus, remis sur le métier, témoin d’une quête obsessionnelle de trouver, au motif inquiet du Présent, de possibles racines ou, du moins, de hasardeuses hypothèses. Inutile de me demander ce qui signifie exactement « L’Origine », ce concept, compte tenu de sa nature nécessairement indéterminée, ne peut que demeurer dans l’orbe d’un éternel questionnement. Questionnement pour le questionnement qui, pour le coup, désigne bien cette « Origine » de la Philosophie se perdant dans la nuit des temps, aussi bien que dans l’irrésolution de son motif.

   « Philosophie » : « Sagesse profonde consistant dans l'amour de la vérité et la pratique de la vertu », telle est sa définition selon l’étymologie et l’on comprendra aisément, en regard de ses recherches on ne peut plus générales, qu’on ne puisse guère en délimiter les objectifs, en circonscrire l’aire d’influence. La notion « d’Origine » s’inscrit dans ce flou, dans ce voilement, ce qui, du reste, en fait tout l’intérêt. En effet, toute question résolue s’épuise à même sa clôture, tout comme l’Amour, par trop expérimenté, meurt d’avoir été trop connu. Donc il ne reste plus qu’à se mettre en quête de cette « irréelle réalité », en quoi consiste notre compréhension des choses, dont chacun sait l’aporie en tant que ce cercle herméneutique girant incessamment à la recherche de cet improbable « Point-Source ».  Le cercle, par définition, n’ayant ni fin, ni commencement. Ce qui, précisément, ne peut que nous mettre en mouvement !]

 

***

 

   L’image-titre de cet article, une fois encore, explore la palette de Barbara Kroll, l’Artiste allemande étant, elle aussi, une nouvelle fois convoquée à des fins d’analyse d’une seule et même œuvre selon deux moments successifs de sa genèse :

 

le premier moment, nous le nommons « Esquisse »,

le second moment, nous le nommons « Devenue »,

 

   le naturel décalage de nomination correspondant, chez le même Être, à deux stances de sa temporalisation. Un premier temps exploratoire de recherche, qu’un second temps accomplit et termine selon une œuvre possédant, en soi, la totalité de sa signification.

 

Si près de la nature des choses

Il faut commencer par « Esquisse », la situer en une manière de nuit, d’obscurité originaires dont elle n’émergerait qu’à grand peine. Notons, d’emblée, que sa représentation inversée : tête en bas, corps en haut, pourrait faire penser au geste de la parturition au cours duquel le corps-nouveau est expulsé de sa matrice primitive pour connaître le début d’une position ontologique qui sera suivie du rythme continu du vivre en la succession de ses mouvements intégrés dans la narration d’une existence singulière. Maintenant, m’adressant directement à « Esquisse », voici en quoi consiste ma perception de qui-elle-est :

  

   Esquisse, toi qui viens au jour, toi encore enrobée de nuit, comment te connaître sinon à projeter en qui-tu-es, nullement les linéaments de ta propre nature, bien plutôt les sensations que tu implantes au cœur de nos consciences, nous-les-Regardeurs, nous qui, en quelque manière, te créons à l’aune des mots que nous t’adressons. Que tu sois entourée de mystère, plus même, que tu sois Mystère toi-même, qui donc pourrait en douter puisque ce que tu livres de toi c’est bien une énigme dont nous ferons le tour, à défaut d’en pouvoir percer l’immuable enceinte.

   Ton pagne de Pourpre léger n’indique-t-il cette origine animale telle que vénérée par les Peuples Antiques, Phéniciens et Égéens, lequel Pourpre imprégnait leur culture, signe d’honneur et de pouvoir que l’Église d’aujourd’hui destine à ses éminents Cardinaux ? Oui, cette couleur, plus spirituelle que matérielle semble venir de loin, indiquer le Haut Lieu de ta provenance. Elle est un genre de fascination dont l’œil inquiet du Visiteur a bien du mal à se détacher. Elle constitue une sorte d’appel à remonter en direction de la source pleine d’étrangeté de toute vie, puissance de la nativité, y compris des plus Simples, des plus Modestes d’entre nous.

   Et cette blancheur de ton corps avec laquelle elle contraste, sorte de jeu d’une virginité l’autre : dignité de la Pourpre que fête le retrait, le silence de la pure Blancheur. Ton corps de porcelaine, de Saturne à Albâtre, cette vibration silencieuse est ta Note Fondamentale, celle qui profère à bas bruit la pure distinction, l’invincible décence qui tresse en toi l’invisible de ses lianes. Muette supplication de l’Être encore soudé à la rudesse native de son roc. Force et fragilité mêlées qui font la beauté de ce qui prétend à l’exister sans prétention ni arrogance. Certes, un bon Observateur notera le passage de quelques ombres légères sur cette plaine neigeuse, mais ceci n’entamera en rien le mérite de ta position première.

  

   Tu portes encore en toi des échardes de sorgue, de sombres éclisses et ce sont elles qui te rattachent le plus sûrement aux forces occultes de la Nuit fécondatrice d’une future présence.  Toute présence, en effet, ne se détache jamais que sur fond d’absence. La lumière de la Raison ne se donne qu’à s’extraire de la tunique nocturne des incompréhensions et des discernements trop courts. C’est dans cette persistance ténébreuse au milieu de l’effervescence de ton anatomie que peut se lire, avec le plus de certitude,

 

ta relation à l’Originaire,

ton adhérence à l’Invisible,

ta sourde profération contre

le rideau d’un éternel silence.

  

   Nul n’existe de Soi sans être Dialecticien. Je suis-qui-je-suis confronté à la confondante massivité du non-être. Le bandeau qui ceinture tes seins est noir, tissé de gris, le buisson de ta chevelure est noir-plus-que-noir et tout ceci se donne selon une belle harmonie : jeu des Opposés, jeu des Contrastes qui disent, selon un unique mouvement,

 

l’irréel et le réel,

le songe et le quotidien,

l’éclaircie et l’obscurcissement,

la poésie et la prose,

l’amour et le désamour.

 

Ce noir d’Ébène, de Jais,

cette Nuit se perdant

en son propre labyrinthe,

ce sont tous ces signes

indistincts qui te relient

 

à ton motif premier,

à ton premier souffle,

à ta première vision.

  

Seul le Blanc ne pourrait rien.

Seul le Noir serait orphelin.

C’est l’acte d’amour,

la copulation du Noir et du Blanc

qui donnent le coup d’envoi

de la manifestation :

 

une Aube se lève d’un noir Linceul,

une Vie s’arrache à la Mort,

un Soleil fait signe depuis

la pure noirceur de l’éclipse.

Oui, ce que j’affirme, selon

la volonté de tes attributs,

 

la Pourpre de ton pagne,

l’Albâtre de ton corps,

le Jais de ta chevelure,

ce que j’affirme,

 

ta venue à l’Être en tant

que pure Origine.

  

Tu es l’antéprédicatif dont

découleront plus tard,

toutes les prédications imaginables.

Tu es le Natif, la Source vive

à laquelle s’alimenteront

les milliers d’affluents de l’Être.

Tu es la Figure de l’Inchoatif,

de ce qui débute,

de ce qui commence et s’éblouit

de ce commencement.

 

Tu nous rives, nous-les-Regardeurs,

à ton Esquisse-Effigie qui est le pur orient

selon lequel nous sera donné le don

de voir au-delà de qui-nous-sommes

en notre glaise de chair,

 

ce qui brille, s’élève,

germine, éclot s’éploie,

signifie avec force bien au-delà

de nos yeux semés de cataracte,

de nos oreilles obturées de cire,

de nos doigts gourds,

de nos sexes infertiles.

 

Tu es l’Origine,

nous sommes ceux-qui-suivons avec docilité

la voie que tu traces devant nos pas hésitants.

Tu es la Voix que nous écoutons

avec crainte et respect.

Tu es le Guide dont nous

emboîtons le pas agile.

Demeure en-qui-tu-es :

tu es le Possible

en sa pure position

d’effectuations infinies.

Si près de la nature des choses

   Nous avons beaucoup dit à propos d’Esquisse-Naissante, la considérant la première lettre d’un prometteur alphabet existentiel. Aussi, présentement, nous faut-il l’adosser à cette figure nommée « Devenue », telle qu’en elle-même la postérité la change. Et il nous faut procéder au jeu des analogies et des différences.

  

   Le pagne, de Pourpre qu’il était en son rayonnement plein de dignité, de grandeur manifeste, le voici devenu cette teinte hésitant entre Violet Minéral et Zinzolin soutenu et nous voyons bien ici que cette chute de la couleur

 

dessine le contour même

de la mélancolie,

s’ombre de tristesse,

se désole de solitude.

 

   Comme un repli en Soi, un renoncement à hisser, devant Soi, la bannière étincelante de la joie. Quant au corps, il est devenu ce large territoire de Blanc de Talc, ayant perdu ses nuances ombrées,

 

ce Blanc livide,

ce Blanc-plus-que-Blanc

auquel nul prédicat ne semble

pouvoir convenir.

 

   Si le Blanc « d’Esquisse » pouvait laisser transparaitre quelque clarté, évoquer pureté et lumière (certes voilée), le Blanc de « Devenue » résonne à la manière

 

d’un vide sans nul relief,

d’une diaphanéité sans motifs,

d’un silence ne pouvant

accueillir nulle parole.

  

   Ce corps fait signe dans une sorte de recueillement froid, comme s’il était Désert semé de roses des sables cristallisées pour l’éternité. Ce corps est comme transi de porter en soi cet absolu silence, parole givrée émettrice de mots incompréhensibles. Seul l’étroit bandeau qui ceint la poitrine a conservé mémoire de la nuit originaire, la seule qui ait du sens au titre des immenses réserves d’actualisations dont elle est la seule et unique donatrice.  

  

   Les métamorphoses les plus visibles, par rapport à la perspective initiale : l’éventail des doigts s’est ouvert en même temps qu’il s’est éclairé d’un Rose Framboise, alors que le casque de cheveux est passé du Brun au Blond. Mais nous n’abuserons plus avant de la symbolique des couleurs, laquelle risquerait de devenir simple compendium facile d’une interprétation toujours à portée de main.

Si près de la nature des choses

   Ce que l’on doit méditer, à la suite de ces quelques réflexions, les valeurs respectives de l’Originaire et du Devenu dans la constitution archéologique de l’Être. Ce que nous souhaiterions exprimer, sans doute à défaut d’en faire comprendre la profondeur : le surcroît de sens de l’Originaire par rapport à ce qui en est la filiation directe, à savoir l’inscription de la narration humaine en son devenir. Tout se résume à une nuance, cependant d’importance, l’Originaire contient en lui toutes les ressources qui, plus tard, s’actualiseront de telle ou de telle manière, dans le trajet singulier et nullement rejouable de l’Être-Devenu, forcément cloué à son Destin, doté de prédicats propres, spécifiques, en une certaine manière d’assises immuables dont jamais il ne pourra exciper, sauf au signal ferme et définitif d’une Mort qui ne peut qu’être la sienne, pleine et entière.

  

   Si l’on prend la peine de pénétrer plus avant ces simples méditations, une synthèse en découlera, laquelle sera aussi bien logique (enchaînement d’inductions, de déductions, d’hypothèses) qu’ontologique (manière dont l’Être prend forme au cours de sa temporalisation). Tout ceci peut se résumer en termes de Liberté et de Non-Liberté. « Qu’Esquisse » soit libre résulte de sa posture dans l’indétermination et l’antéprédicatif : rien de ses qualités, caractères, actes futurs n’est encore parvenu à l’instant de son éclosion. Tout est en réserve. Tout est en pure virtualité. Le possible est un éventail largement ouvert dont chaque pli de feuille contient l’infini des actualisations imaginables. Le temps humain est suspendu, si bien que les aiguilles de l’horloge du quotidien, les grains du sablier des actes, les gouttes de la clepsydre des décisions ont toute licence formelle, tout loisir d’invention de soi sous la lumière qui leur convient.

    

   Liberté en tant que Liberté ou Essence de la Liberté, ceci sonnant, à l’évidence, à la manière d’un Absolu. Bien évidemment, plus d’un dira la pure théorie, sinon la vertu sans limite de l’imagination. Eh bien soit, peut-être l’imaginaire est-il la première pierre angulaire sur laquelle faire reposer la totalité du fragile édifice humain. Å moins qu’il ne s’agisse de la merveilleuse activité noétique en charge de débusquer, dans l’Intelligible, ce qui viendra au Sensible en tant que son explication la plus plausible.

 

Car c’est bien du rien-d’être,

que l’Être s’annoncera.

Car c’est bien du Silence

que la Parole naîtra.

Car c’est bien de l’Invisible

que du Visible paraîtra.

Car c’est bien du Non-préhensible

qu’un Toucher affirmera sa puissance.

  

   Bien évidemment, le fait de poser les deux Silhouettes en vis-à-vis n’est producteur que d’un sens infime et hautement subjectif. Cependant, le retiré, l’intime, le discret en disent bien souvent beaucoup plus que le hautement affirmé, le déclamé à claire voix, le proféré dans l’assurance la plus ferme. De l’Être-Originaire à l’Être-devenu, le glissement est presque inaperçu au motif que tout acte de genèse prend appui sur celui qui le précède et annonce celui qui lui succédera. De minces « tropismes » dans le langage nuancé de Nathalie Sarraute, la fine Inquisitrice de l’âme humaine.

  

   Alors, que peuvent bien signifier, la métamorphose du pagne, celle de la couleur de l’anatomie, l’ouverture et la coloration des doigts, la teinte neuve de la chevelure ? Rien de moins qu’une des facettes de l’entrée de l’Être en ses possibles et infinies postures. Ceci est de cette manière mais aurait pu être autrement : empreinte singulière du Destin en qui en reçoit les signes, indépassable contingence en laquelle quiconque se précipite contre son gré, fût-ce, parfois, avec entrain. Que « Devenue » soit prédiquée de telle manière et non de telle autre est, bien évidemment, pur mystère et la décision de sa conscience, sa possibilité effectrice d’actes n’y pourront rien changer, quel que soit le trajet de son existence. Ceci veut signifier, et de manière singulièrement tragique, l’on en conviendra, que « Devenue » en son cheminement existentiel n’est nullement libre, que tous ces prédicats en sont l’emblème le plus apparent. Ainsi, c’est de l’ici et maintenant de sa présence qu’il faut partir et, par un acte d’imagination, régresser jusqu’à cet état défini tel « qu’originaire », primitif, archaïque, au compte duquel il faut verser une totale liberté.

 

Ne serait-il libre, qu’il ne serait nullement originaire.

Est libre l’inchoatif, ceci qui débute,

chargé de toute la puissance de ses virtualités.

  

   « Esquisse » est libre au motif de son infinie disponibilité à se manifester selon la forme, le degré, l’agencement qui lui conviendront. Elle n’est encore nullement affectée par le cours des événements, elle est identique à la Vigie qui, du haut de son mât, observe avec un certain amusement, le sombre déversement des flots au-dessous d’elle, le bouillonnement blanc de l’écume, le flottement de mille écueils dont aucun, jamais, ne pourra l’atteindre. N’étant nullement engagée en l’Être, elle occupe la position favorable du Pré-Être (ce que les Philosophes allemands nomment « Vorsein »), manière de Point-Source entièrement objectif, sorte de vision juste et exacte des choses ; toute vision adverse n’en constituant que l’affligeant revers. Étant entièrement qui-elle-est, au moins de façon théorique-contemplative, elle n’a cure de ce qu’elle-aurait-à-être si elle avait abandonné l’inchoatif pour rejoindre le réalisé, l’engagé dans l’action, l’obligé par nature du cycle temporel. Bien que l‘image de la peinture nous la représente bien réelle et, d’une certaine façon déjà incarnée, nous avons à produire un effort afin de la rendre diaphane, muette, immobile, manière de Cariatide symbolique attendant de soutenir corniche des saisons, architrave de l’heure, balcon de l’instant, tous éléments déjà introduits en l’Être, aliénés en cette existence qui leur échoit à la manière dont un Schizophrène, autrefois, endossait, contre sa volonté, la camisole de force censée le mettre dans « le droit chemin ».

  

   Il est temps de reprendre la métaphore de la Vigie et de lui donner quelques appuis. Vigie en son inatteignable hauteur veut dire pure Transcendance et ceux qui sont sensibles au large horizon ouvert par le génie husserlien, n’auront nul mal à reconnaître « Esquisse » en tant que cet Ego Transcendantal, origine constituante de toutes les autres transcendances par opposition à « Devenue », simple ego empirique aux prises avec son inextricable aventure existentielle. De manière évidente cette interprétation ne repose que sur des hypothèses posant

 

« Esquisse » en tant que nullement

encore venue à l’Être,

 

alors que « Devenue », quant à elle,

est sans doute trop avancée

dans ce même Être.

 

En résumé, la Liberté « d’Esquisse »

contre l’aliénation de « Devenue ».

 

   Tout ce travail de recherche sera bien sûr ressenti comme simple exercice conceptuel et c’est ce qu’il est en réalité. Du reste, comment pourrait-il en être autrement dès l’instant où l’on s’engage sur la difficile voie de l’Être et du Non-Être, de l’Ego Transcendantal en regard de l’ego empirique ? Si « exister », c’est poser des questions, loin s’en faut que sa finalité en soit la résolution des problèmes. Cette méditation-contemplation (ce que sont la plupart de mes textes) ne prend sens qu’à postuler, selon moi, la seule posture qui soit un peu « salvatrice », crédible et auto-réalisatrice de quelque satisfaction :

 

faire s’élever dans la large

perspective de son propre Être,

le rayonnement sans pareil d’un IDÉAL

 

    ce dernier ne consistât-il qu’en une pure hallucination du Monde, des Autres, de Soi en définitive. Et comment mieux dire, au crépuscule de cet article, que de se référer à la valeur étymologique (originaire) de ce merveilleux mot ?

 

« Idéal » 

 

« qui participe à la nature des idées,

et n'existe ou ne peut exister que

dans l'intelligence ou dans l'imagination »

 

« qui réunit toutes les perfections

que l'esprit peut concevoir,

indépendamment de la réalité »

Selon moi, toujours faut-il partir de « l’intelligence »,

de « l’imagination », porter nos sensations-perceptions

à la hauteur de quelque « perfection »,

autrement dit faire s’exercer

notre Ego Transcendantal,

seule dimension possible afin d’essayer

de connaître notre ego empirique

avec lequel, nécessairement,

nous sommes toujours en conflit.

 

Seul l’acte Transcendant

désobscurcit les ombres,

y ouvre une Lumière.

 

Seul lui, est en mesure

de nous rendre libres

et ouverts

à ce-qui-est,

cette troublante énigme !

 

 

 

 

 

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