6 février 2015
5
06
/02
/février
/2015
11:43
Ici, fiché dans la terre,
avec si peu d’espoir de devenir.
Vous passez et ne me voyez pas.
Vos yeux sont inféconds
et vos lèvres muettes.
Mon ombre est si courte
en ces temps hivernaux.
Bientôt, à mes pieds,
la flaque sera de rouille
Et mes branches dépouillées.
Nervures, seulement,
Mémoire de ce que je fus.
Votre silhouette est si fuyante
dans le jour qui baisse.
A peine plus que la fuite du vent.
Notre sort est commun.
Votre effeuillement,
Une affaire d’heures.
Le temps est si présent
Qui compte notre destin !

