Réputé asocial, jugé inapte à l'exercice d'un métier quel qu'il fût, il vivait des subsides de la société, relégué quelque part entre ciel et terre, aux confins de la vie. Ses journées se passaient en longues flâneries dépourvues de but précis, si ce...
J’ai retrouvé ce Journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château. Je n’ai aucun souvenir de l’avoir écrit. Je sais que je l’ai fait, que c’est moi qui l’ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois...
Comte de Lautréamont Les Chants de Maldoror CHANT PREMIER Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres...
Eh bien, dans "Les Copains" , je ne sais pas si vous vous en êtres aperçus, mais il est toujours question de SENS . Le sens des choses, le sens des actes, le sens de l'amitié, le sens de tout ce qui vient à notre encontre. Le sen s de l'existence, si...
Afin d'être en phase avec le temps médiatique dont chacun connaît la tyrannie, les réseaux sociaux étant les postes avancés de l'immédiateté et afin que chacun puisse choisir son rythme, la "très légère" sotie "HONNIES SOIENT…" vous est proposée dans...
Honnies soient qui mâles y pensent (1) Le Comte Fénelon de Lamothe-Najac, habitait avec son épouse, Yvette-Charline, une charmante demeure solognote, bâtie de briques claires dans des croisées de colombages, mi-maison bourgeoise, mi-château, flanquée...
"L’aigle, le corbeau, l’immortel pélican, le canard sauvage, la grue voyageuse, éveillés, grelottant de froid, me verront passer à la lueur des éclairs, spectre horrible et content. Ils ne sauront ce que cela signifie. Sur la terre, la vipère, l’œil gros...
Les articles figurant sous la rubrique " PRE-TEXTES" n'ont pas pour rôle essentiel de résumer le contenu d'une œuvre ou d'en constituer une approche critique. Sous le titre de " PRE-TEXTE", il faut comprendre simplement une libre méditation sur quelques...
Ô mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées depuis que vos savantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cœur, comme une onde rafraîchissante. J’aspirais instinctivement, dès le berceau, à boire à votre source, plus ancienne que...
Le texte qui débute "Honnies soient…", dont vous allez prendre bientôt connaissance, ne sera sans doute pas "évident" d'emblée. Vous y rencontrerez une généalogie complexe, de menues descriptions, de nombreuses fantaisies langagières. Toutes ces minuscules...
Chez Céline l'argot n'est, à l'évidence, ni une fin en soi, ni la poursuite d'une visée esthétique, mais le lieu chargé de sens d'un langage dont l'obsession, la révolte, la marginalité, vise à conduire l'homme au "bout de sa propre nuit", celle de sa...
"On ne me verra pas, à mon heure dernière..." "On ne me verra pas. Enfin invisible . Aux yeux des autres, des inquisiteurs de la Ligne 27 qui reluquent tellement ma nuque, mes épaules, mon dos, mon bassin, mes jambes, qu'au fil des jours je suis devenu...
Le texte ; les choses. mercredi 16 mai 2012, par Jean-Paul Vialard ©e-litterature.net Le texte ; les choses. Le surgissement de l'infime et de l'inaperçu est une des marques de la culture actuelle que l'on pourrait qualifier de "métamoderne", tant cette...
Il est minuit ; on ne voit plus un seul omnibus de la Bastille à la Madeleine. Je me trompe ; en voilà un qui apparaît subitement, comme s’il sortait de dessous terre. Les quelques passants attardés le regardent attentivement ; car, il paraît ne ressembler...
Sous la face, le réel. La Place d'Ouche ne serait pas ce qu'elle est en réalité, sans ses habituels occupants - les Branquignols -, mais aussi sans ses minuscules commerces, sans le Distributeur de billets de la banque d'Arcillac, mais aussi sans ses...
Où vous verrez que la nomination d'un simple petit greffier, ça peut poser, comme qui dirait, des problèmes métaphysiques. En effet l'adorable petit chaton récupéré un soir de pluie et refilé gentiment à Voisine , comment donc le nommer : "Noiraud" ou...
Honnies soient qui mâles y pensent (33) Le commentaire de quelques proverbes, tels que Sigismond pouvait les « interpréter », tiendra lieu de « défense et illustration de la langue primaire » à laquelle le jeune garçon était uniquement réceptif, ce qui...
"Lorsque le cocher donne un coup de fouet à ses chevaux, on dirait que c’est le fouet qui fait remuer son bras, et non son bras le fouet..." Oui, Cocher - Machiniste , menu tremblement qu'agite le Destin. Et pourtant, à t'entendre, à te regarder, on te...
Il existe un insecte que les hommes nourrissent à leurs frais. Ils ne lui doivent rien ; mais, ils le craignent. Celui-ci, qui n’aime pas le vin, mais qui préfère le sang, si on ne satisfaisait pas à ses besoins légitimes, serait capable, par un pouvoir...
Au clair de la lune, près de la mer, dans les endroits isolés des campagnes, l’on voit, plongé dans d’amères réflexions, toutes les choses revêtir des formes jaunes, indécises, fantastiques. L’ombre des arbres, tantôt vite, tantôt lentement, court, vient,...
LETTRE XXX. Paris, 7 mars, III. Il faisait sombre et un peu froid ; j’étais abattu, je marchais parce que je ne pouvais rien faire. Je passai auprès de quelques fleurs posées sur un mur à hauteur d’appui. Une jonquille était fleurie. C’est la plus forte...
EXISTENCE. *Seul l'Insulaire vit "au-dehors". Afin de ne pas désespérer. *La meilleure façon d'être optimiste : côtoyer sans relâche le tragique. Loi de la relativité. *Métaphore de la Racine dans "La Nausée" : tout est dit de l'existence. *La douleur...
(Pré-Textes) Sur quelques phrases minimales de JMG Le Clézio Le livre des fuites. Gallimard (Collection "L'Imaginaire" - p 67). "J'entends tout ." Les bruits. D'abord on ne s'en aperçoit pas. D'abord ils sont dans notre corps, pareils aux courbes ophidiennes...
Le retour aux sources, là où nous sommes nés à nous-mêmes, sur une terre nourricière, près d'un paysage fondateur, dans la vibration d'une culture particulière, ce retour, ce cheminement tiennent d'une féerie en même temps qu'ils signent une douleur....
Une petite ritournelle dans la tête Ce matin, sur "Inter", ils ont passé plusieurs morceaux de Brassens. Ça me faisait du bien de boire ma Ricoré et d'y tremper mes tartines en écoutant "La supplique", "Le gorille", "La mauvaise réputation", "La chanson...