« Jolies pluies de mai » Photographie : André Maynet *** Le 29 Mai 2018 A toi Fleur du Nord Après un hiver bien maussade, voici venus les orages. Il ne se passe nul jour qui ne voie son cortège de nuages gris, ses grondements célestes, ses furies méridiennes...
Photographie : Alain Beauvois *** " Comme une vague au pied du Cap..." S'échouer Comme une vague au pied d'un cap Caresser les blanches falaises Respirer Et prendre un peu de hauteur... CAP BLANC NEZ un soir de décembre dernier Où étais-tu ? Que faisais-je...
« Derrière le rideau » Œuvre : André Maynet *** Le 29 Janvier 2018 Solveig, certainement seras-tu étonnée de recevoir ma lettre avec cette photographie qui, je m’en doute, ne te parlera guère. Au moins aussi surprise que moi qui, ouvrant ma dernière missive,...
Pablo Picasso Deux femmes (La confidence) 1934 Source : DantéBéa *** Ai vu le plein d’emblée Nul besoin du JE à l’initiale Pas plus que du MOI SOI à la rigueur ÊTRE bien plutôt Pour faire signe en direction De l’ineffable en son Dire essentiel Du toujours...
"Je ne sais quelle langue je parle, ni de quoi est fait ce texte que je deviens et auquel je ne tiens que d'un doigt. S'en foutre. Evidemment faux. Parade." 4° de couverture : "Regardez mes mains ! Elles passent et repassent sur vos verbes. J'effacerai...
L A P L A N D - N O R W A Y - Study Oeuvre : Gilles Molinier. D’une certaine manière le rêve se saisit du réel, le réinvente, le métamorphose mais ne s’en exclut nullement. Il métabolise le vécu, introduit de la fantaisie, inocule de l’étrange et propose...
" Le verrotier solitaire ". Photographie : Alain Beauvois. « Les Hemmes d' Oye (près de Calais) tôt le matin, l'hiver dernier, par très grand froid Pour être allé moi même, il y a un certain temps, " à vers ", et à l'époque avec une simple pelle, quand...
Superbe Anastasiya. Œuvre : André Maynet. On la regardait - mais pouvait-on vraiment la voir, en tracer les subtils contours ? -, et l’on était comme en lisière de soi, une vision en-dedans, une autre en-dehors, sur cette illisible frontière de peau où...
Œuvre : Barbara Kroll. Voyeur, c’est ainsi que l’on vous nomme vous qui, continuellement, aiguisez la pupille de vos yeux pour y loger, du monde, tout ce qui veut bien faire image, produire du sens, allumer la sombre torche d’une métaphysique. Toujours...
Songe diaphane. Œuvre : Dongni Hou. Attestation de sa propre présence. Décontenancés, sans doute le sommes-nous à contempler cette existence fragile qui semble si démunie, si exposée aux yeux scrutateurs alors qu’elle-même ne saurait voir qui la regarde....
« Lucie ». Œuvre : André Maynet. Ce n’était pas encore la Terre, ce n’était ni le jour ni la nuit. Le temps était une gangue de mercure qui faisait rouler ses grains dans un espace si étroit que les boules s’agrégeaient, s’assemblaient comme si les heures...
Adèle Nègre « Dans la lame » (deuxième jour) 2 D’abord on ne sait rien. D’abord on ne voit rien. On est dans l’inconnaissance de soi, dans la distance de l’autre. C’est à peine le jour, ce n’est déjà plus la nuit. On ne sait pas si on existe vraiment,...
Photographie : Blanc-Seing. Rien n'est encore présent et les choses sont pur évanouissement, conscience feutrée d'elles-mêmes. Une manière de lassitude heureuse se repliant sur son ombilic. Cela fait de courtes vagues, cela s'éclaire de l'intérieur, cela...
Œuvre : François Dupuis. L’océan du doute. Y a-t-il une seule vue du vaste monde qui soit nette, sans ambiguïté, dépourvue de fuyantes perspectives, assurant notre étrange parcours de sa validité, nous disposant à la confiance et nous remettant, en définitive,...
L A P L A N D - B A R E N T S . S E A Photographie : Gilles Molinier. Sur le bord des choses. Oui, la plupart du temps, nous nous contentons d’être à la périphérie de l’exister que nous regardons d’un œil distrait, tant sont grands nos affairements et...
L A P L A N D – Finnmark. Photographie : Gilles Molinier. A cette image on ne peut échapper. Non qu’elle nous aliène ou bien nous plonge dans la mélancolie à l’aune de ses teintes gris-noir. Non qu’elle jette à notre encontre un mauvais sort dont les...
« Variation autour de Miranda ». Œuvre : André Maynet. Qǐyuán, que parfois l’on désignait de son idéogramme chinois 起源, était une fille si proche d’une possible origine qu’elle se confondait aussi bien avec le bruit du vent, la fuite d’herbe de la steppe...
L A P L A N D NordKapp – Finnmar Photographie : Gilles Molinier. Belle roche dressée contre le ciel depuis le socle de son amphithéâtre. Roche rapidement extraite de son énigme à la force de notre principe de raison. Il ne faut rien laisser inexpliqué....
Photographie : Blanc-Seing. Regarder cette photographie et, déjà, l'on n'est plus chez soi. Nous voulons dire portés au-delà de nous-mêmes dans une contrée que nous ne connaissons pas. Pourtant ceci nous paraît tellement familier : l'arbre doucement incliné,...
Photographie : Gilles Jucla Avant C’est peu avant l’exactitude du jour, lorsque les choses sont au repos, que les hommes sommeillent. Le temps n’a pas encore déroulé son ruban de lumière et des restes de nuit s’accrochent encore aux arbres, ourlent les...
Œuvre : Gilles Molinier. La basse note noire. Afin de pénétrer correctement les enjeux qui traversent cette image, il convient de tout ramener à un coefficient d’irréalité qui la poserait comme nulle et non avenue, c’est-à-dire réduite non seulement à...
Confection. Avec Sonyna. Œuvre : André Maynet. Ce que voulait Nativité, c’était le contact direct avec la nature, le saut dans le simple, la rencontre avec la vérité, la seule chose qui importât dans ce monde de folie et de stupeur massive. Partout où...
Photographie : Gilles Molinier . C'était arrivé comme cela, à la pointe du jour et nul ne savait où cela finirait. Les choses glissaient les unes dans les autres avec la certitude de n'être que des passages, des lueurs d'aube, peut-être de simples annonces...
"La noia" (L'ennui) Contribution à l'œuvre d'Alberto Moravia. Katia Chausheva Photography. Nul ne savait depuis quand et d'où La Noia avait lancé ses assauts. Mais, assurément, ceci avait eu lieu. Ç'avait été comme une longue rumeur qui sourdait des entrailles...
Enlumineuse de crépuscule. Emilie June. Œuvre : André Maynet. Parfois, elle se tenait devant la glace, contemplait ses joues délicates et comme enluminées par la chaleur du bain, effleurait sa jeune peau douce et se caressait les lignes de son cou blanc...