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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 16:46

 

censure2censure1

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 16:46

 

palmier2palmier1

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 16:53

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 16:20

 

Cuba : une esthétique existentielle.

 

cuba

                                                                          Source : Géo.fr            

                                                                              

 

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     Toute île, par nature, est le lieu d'une possible utopie. Depuis la lointaine Atlantide platonicienne jusqu'à la rêverie éveillée de Thomas More, en passant par la radieuse cité du soleil de Tommaso Campanella, ville composée de sept anneaux circulaires, vivants archétypes de l'enfermement insulaire.

 

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   Toute île, par nature, est disposée aux inventions, aux tentatives de tous ordres, aux ruptures et, bien entendu, aux révolutions. Toute île, dans une manière de jeu dialectique, s'oppose à l'eau, au continent, à la péninsule, aux vastes étendues de la steppe, aux ondulations infinies du désert. Mais, pour autant, toute île n'est pas "révolutionnaire" au sens même de césure historique, sociale, politique. Beaucoup de ces territoires géographiquement circonscrits préféreront verser dans un facile hédonisme, un épicurisme solaire, un tourisme lénifiant plutôt que de choisir un destin ouvert à la plus audacieuse des radicalités.

  S'ouvrir à l'idée même de révolution suppose non seulement un territoire, fût-il délimité par des rives mais, essentiellement, une culture, un état d'esprit, une affinité avec ce qui pourrait surgir d'un nouvel humanisme, d'une approche novatrice de l'existence. Jamais révolution ne peut se décréter, jamais elle ne peut résulter d'une décision politique, d'une pétition de principe, d'une volonté cherchant à imprimer sa marque au profond de l'âme d'un peuple. La révolution est, avant tout, une esthétique, c'est-à-dire une existentialité en acte. C'est du cœur même de la vie, de son battement intime, de son rythme de diastole-systole, de son invagination dans les replis ombreux de la chair, dans les pulsations du sang, dans le rythme syncopé des tarses et métatarses, dans le déhanchement du bassin, que surgit la condition de possibilité de toute subversion, donc de toute révolution. Il y faut une organicité, de la matière, du mouvement, du métabolisme. Or, le Cubain, la Cubaine sont "naturellement" révolutionnaires, subversifs, comme par une manière de destination originelle. 

  Avant même d'être un acte social signifiant, la révolution ne peut surgir  qu'en tant que bouleversement intime, migration de lymphe, gonflement d'hémoglobine, dilatation d'alvéoles, désocclusion  des pupilles par lesquelles un événement du monde fera phénomène sur l'arc de la conscience, infusant longuement l'individu de l'intérieur, le disposant à être une jarre disponible, là où les rythmes de l'humain, les signes de l'altérité pourront trouver écho et résonner à l'infini. Trop souvent nous nous contentons d'interpréter  les métamorphoses anthropologiques à la manière de simples documents périphériques, comme s'ils affectaient leurs destinataires par défaut. Mais, bien évidemment, le concept de révolution nécessite un approfondissement  sous peine de simplement s'illustrer à l'aune d'une aridité intellectuelle.  Le matérialisme dialectique en est la face la plus apparente. Or un tel projet n'a jamais produit de révolutionnaire, des philosophies spéculatives seulement.

   Mais revenons à Cuba, - sans doute n'y étions-nous pas encore parvenus - et regardons simplement ce qu'y s'y annonce avec une telle évidence qu'aucun discours ne saurait en rendre compte. Le réel porte toujours en lui des marques insignes auxquelles nous confierons notre perception, partant, notre jugement. Tout factuel est doué de ressources, il suffit de s'y laisser aller.  Cuba : tout s'y révèle sous les auspices d'une tropicalité insulaire, d'une géographie du dicible, d'un sentiment du paysage qui, jamais, ne sont de simples épiphénomènes mais la pure sémantique d'une subversion historique. Cuba s'est volontairement exilée du temps rapide, consumériste, libéral et mondialisé comme on se débarrasse de quelque parasite affectant la peau.

  A Cuba, tout est révolution : la façon de marcher comme au bord d'un monde vitreux et illisible; celle de fumer des "Havanes" sans distinction particulière, sans affectation, simplement vêtu de quelque insolente fripe; révolution également, la conduite de vénérables  antiquités fumantes et cabossées, Dodge antédiluvien au capot déglingué, Buick vert-bleu couleur d'eau usée, Oldsmobile teinte banane, Cadillac rose acidulé, Chevrolet se confondant avec l'argile; mais aussi les façades décolorées et lépreuses des maisons aux sombres patios envahis de clair-obscur; la partie de pêche sur une chambre à air rapiécée; l'épluchage des noix de coco sur un vieux pieu de métal;  la danse chaloupée sur des airs caribéens joués par des instruments de fortune; la musique partout et à tout moment du jour et de la nuit; tout, à Cuba est révolution, la langue espagnole, si belle, pareille à une incantation, à une fête, prélude à l'acte libérateur; le fauteuil à bascule sur lequel, nonchalamment, on lit les nouvelles de La Havane; les ferrures rouillées et indolentes des balcons; les larges chapeaux de paille; les grandes lunettes avec leurs hublots de bakélite noire; les images vivantes et multiples d'un métissage accompli jusqu'à la beauté même; un homme assis au bord du trottoir arborant un sourire radieux dans des chaussures éculées privées de lacets; mais aussi les vélos dégingandés peints en bleu; le side-car de tôle verte ruinée; les affiches délavées du Che avec son béret à étoile  ; "Justicia para todos", la merveilleuse sentence gravée aux cimaises des murs lépreux; les effigies de Fidel, éternel cigare pendu aux lèvres; l'inscription pareille à une moderne profession de foi : Líder Máximo de la revolucion cubana; le rhum dégusté à petites lampées comme le précieux viatique d'une nouvelle religion.

  A Cuba, tout est révolution tout simplement parce que les hommes y ont fait le choix du renoncement, du partage, de la vie simple, immédiate, au jour le jour. Un autre temps y a fait son apparition, constitué  de pauses, de longues scansions naturelles, de rythmes immémoriaux. Un autre espace a eu lieu, comme abandonné à sa figuration antique, cerné de couleurs et de formes allant à l'essentiel. Un lexique du simple, de l'à-portée-de-la-main, du directement observable bien éloigné des fioritures des arrogantes métropoles contemporaines abritées derrière les vitres aveugles du capitalisme anonyme.  

  La révolution, avant tout, a à être une esthétique du dénuement, un projet de l'autre, un horizon du directement atteignable. C'est à ce prix que peuvent s'offrir la santé, l'éducation, la culture pour tous. Seule une utopie réalisée éloigne du spectre de l'inflation des égos qui, partout, répand sur terre des millions d'insularités fermées dont il y a bien à craindre que notre civilisation soit atteinte d'une proche mortalité, réalisant les sombres prophéties de Paul Valéry. Le poète, visionnaire par essence, est toujours porteur d'une parole essentielle que, malheureusement, nous ne savons plus guère percevoir !

  Il nous faudrait apprendre à devenir cubains, à savoir danser, bouger avec naturel, à marcher avec des tongs éculées, à nous contenter du poisson sur le gril, du hamac pour seule couche, du toit de palmes ou bien de tôles; il nous faudrait consentir à devenir autres, condition nécessaire de toute révolution vraie. Mais ceci, qui serait salutaire pour chacun, sommes-nous au moins disposés, sinon à en emprunter l'immédiate trajectoire, du moins à l'envisager comme un des possibles venant un jour à notre encontre ? Dans ces cas-là, habituellement, nous laissons toujours le soin à l'avenir de décider à notre place. Une manière comme une autre de reconduire le temps à son essence, donc de nous projeter dans ce que nous sommes, nous-mêmes, les hommes. Des chercheurs d'infinis que l'existence clôt bien souvent avant même qu'ils ne se décident à prendre essor.

 

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                                             Source : L'Express - REUTERS/Enrique De La Osa

 


 

 

 


 

 


 

                                 

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 10:15

 

                                                             A Charles Charrié, mon ancien Maître.

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 17:16

 

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                                                         Source : Cité des Sciences et de l'Industrie.

 

 

 

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 17:13

 

VIVE LE NU !

 

VIVE LE NU.

 

 

  Mais pourquoi donc le nu deviendrait-il une "chose honteuse" ? La Nature ne nous a-t-elle pas livré au monde aussi dévêtu que la pomme, avec juste la peau et rien dessus ? Et combien se sont sans doute étonnés, chatouillant notre gentil sexe de bébé, de la beauté et de l'innocence des choses ? La nudité, quelle qu'elle soit est toujours belle. J'allais dire "artistique". Et, d'ailleurs, pourquoi pas ? Les choses ne sont jamais belles en elles-mêmes comme si une faveur leur était échue par quelque don du Ciel. C'est NOTRE REGARD et lui seul qui épiphanise le monde et le détermine selon telle ou telle inclination.

  Une belle jeune femme nue, sa plastique fût-elle éloquente est moins érotique qu'une de ses épigones qui, pour l'imiter, met à mal la ci-devant beauté. Bien des comportements pudibonds et puritains ne sont que frustrations qui se retournent et disent le monde selon une vue peccamineuse inspirée par Lucifer lui-même. Seule la provocation est vulgaire, parfois teintée d'une troublante pornographie. Mais ne confondons pas. Ce que nous voyons alors, ce n'est pas la nudité, mais la gaucherie de l'âme et l'intention mauvaise.

  Mais de quoi auraient donc à rougir des individus nus, fussent-ils plus ou moins bien considérés par la Nature, du simple fait de l' exposition de leurs corps à la lumière ? Ce sont toujours les faits cachés, les vérités tronquées, les petits crimes dissimulés qui font de l'homme, parfois, un être à la dérive. Combien sont belles les Lolita, les sublimes modèles qui posaient ingénument pour Balthus, les Filles-fleurs de David Hamilton, les esthétismes habilement dénudés d'un Jeanloup Sieff. Ici, ce ne sont pas des vices mis à la disposition du Voyeur afin qu'il s'en délecte; ce sont de pures Formes, si près des "réalités" platoniciennes qu'elles apparaissent à la façon d'idéalités.

  Le peintre, le photographe proposent, le Regardeur de l'œuvre termine celle-ci à sa manière qui lui est "intimement personnelle", si l'on peut oser ce pléonasme. Terminer cela qui a été commencé par autrui peut aussi bien incliner du côté du vice que de celui de la vertu. Ce que l'artiste propose de son travail, c'est une compréhension au plus juste, non une interprétation fantaisiste ou dévoyée de son objet. Après tout chacun est libre d'avoir les "pensées" qu'il veut, ces dernières fussent-elles fausses, arbitraires, complaisantes.

  Depuis au moins le péché originel, le corps est considéré de l'extérieur de lui-même, en raison du préjugé qui lui est attaché dès l'instant où il est mis en question. Mais le corps n'est nullement, en soi, juste ou faux, bon ou mauvais, porté à la méditation ou à la luxure. Tout désir le concernant ayant été décrété vicié, sinon vicieux, tout regard l'approchant est déjà supputé fautif, gauchi, perverti. Et l'on sent bien combien cette "pétition de principe" est entachée d'erreur, empreinte d'une mythologie religieuse qui en affecte les fondements. Etrange dialectique du maître et de l'esclave. Le corps serait donc réduit à l'esclavage sous la seule dictée du maître tout-puissant. Mais alors l'on sent bien combien le décret est hors de son objet. Toute femme arborant son corps, quand bien même ce serait en toute modestie, est immédiatement reconduite au rang infamant d'hétaïre.

  Ôter le voile dissimulant les choses , du temps des anciens Grecs, c'était nommer la vérité elle-même en son interprétation aléthéiologique. Il semble  bien, maintenant, qu'à voiler ce qui, par essence, demande à paraître sous les auspices d'une humanité originelle, ceci devienne non seulement suspect, mais attentatoire à la plus élémentaire pudeur et, par voie de conséquence à la morale. Mais qui sont donc les habiles rhéteurs qui décrètent les lois de la vision afin que notre regard se conforme à leurs austères vœux ? De qui tiennent-ils leur sapience ? Et d'ailleurs ne s'agirait-il pas, au contraire, d'une étroitesse de vue confondant le Sujet de la vision avec son Objet. Nul ne peut empêcher qu'il soit regardé avec les yeux de Chimène ou bien que se liguent à son encontre tous les vents de la haine, de la jalousie ou de quelque autre inclination "humaine trop humaine".

  Mais que les censeurs de tous bords laissent donc vivre et s'éployer les corps dans leur innocente nudité. La vie est faite pour cela. Au moins provisoirement. Le destin de tout corps est, en fin de compte, de se dévêtir de ses masques afin de se livrer à la finitude. Mais, avant d'être métaphysique, tout corps est, par vocation naturelle, physique. Ôtons-lui donc ses bandelettes de momie tant qu'il est encore temps !

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:21

Doigt

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:16

 

                                                                             A Charles Charrié, mon ancien Maître.

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:14

 

                                                               A Charles Charrié, mon ancien Maître.

 

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