Cependant un Passager ne leur était pas indifférent. Vous aurez deviné que la personne de Youri Nevidimyj correspondait assez parfaitement à une préoccupation de la sorte. Non que ce dernier se trahît par quelque dialogue. Il n'en tenait pas. Non qu'il...
LETTRE XXXVI. Lyon, 7 avril, VI. Monts superbes, écroulement des neiges amoncelées, paix solitaire du vallon dans la forêt, feuilles jaunies qu’emporte le ruisseau silencieux ! que seriez-vous à l’homme, si vous ne lui parliez point des autres hommes...
Autobiographie mythe ou réalité vendredi 2 novembre 2012, par Jean-Paul Vialard ©e-litterature.net "J'ai de plus en plus l'impression que la réalité n'existe pas". JMG Le Clézio - Le Procès-verbal - Autobiographie : mythe ou réalité ? L'autobiographie...
Alors, là, ça commence à se corser. Sans doute fallait-il s'en douter. Quand un simple Magasinier prétend se mêler de philosophie, il semble qu'il y ait danger. Non en raison d'un quelconque élitisme qui ôterait, d'emblée, la prétention à penser à un...
Texte à la mémoire de GILBERT. La passerelle quittée, la vue s'élargit, plane au-dessus de la plaine d'herbe, trouve sa limite sur un local de ciment tout en longueur, sur la butte haute où, autrefois, passait le train qui, par la vallée du Dol, gagnait...
Louis-Sébastien Mercier (1786) L’An deux mille quatre cent quarante Epître dédicatoire et Avant-propos AVANT-PROPOS Désirer que tout soit bien est le vœu du philosophe. J’entends par ce mot, dont on a sans doute abusé, l’être vertueux et sensible qui...
Face à la cheminée, le téléphone, il est à côté de moi. A droite, la porte du salon et le couloir. Au fond du couloir, la porte d’entrée. Il pourrait revenir directement, il sonnerait à la porte d’entrée: « Qui est là. — C’est moi. » Il pourrait également...
AFFINITES. *Non-affinité absolue : guerre - tyrannie - xénophobie. *Polysémie de l'affinité. Langage du corps, des sens, des percepts, des affects. *Jamais le Principe de Raison n'approchera d'un iota l'essence de l'affinité. *Tout jeune enfant. Toucher,...
Obermann LETTRE XXX. Paris, 7 mars, III. Il faisait sombre et un peu froid ; j’étais abattu, je marchais parce que je ne pouvais rien faire. Je passai auprès de quelques fleurs posées sur un mur à hauteur d’appui. Une jonquille était fleurie. C’est la...
Aucun "pèlerinage aux sources" ne peut faire l'économie des deux filets d'eau auxquels, par nature, mais aussi émotionnellement, viscéralement, nous nous abreuvons toujours. Ainsi le voyage initiatique nous conduisant au centre géométrique de notre existence...
AUTRUI. *Abel et Caïn - N'y aurait-il que deux hommes sur la terre qu'existeraient aussi bien l'amour que la haine. *L'Autre, jamais directement accessible. Médiation du geste, du regard, de l'intention. Nous sommes tous des "forteresses vides" qui attendent...
Je n'ai pas besoin de me retourner pour apercevoir, dans la sépulcrale pénombre, vos formes déjà si peu humaines, inclinées vers l'animalité primitive. Mes yeux globuleux de baudroie abyssale, multipliant vos arbustives et racinaires silhouettes, dessinent...
Cahotant au milieu des soubresauts de la chaussée, consécutivement à l'état d'âme du Machiniste, il se laissait aller à une facile rêverie, laquelle n'était jamais le signe d'une quelconque réminiscence d'un passé proche ou lointain, - il n'avait, du...
"La nausée". Lire l’œuvre au plus près. Dans sa matérialité. Lire sans distance, comme le bûcheron enfonce le coin d’acier dans l’écorce, l’aubier, pour atteindre le cœur, l’âme du bois. Lire dans un corps à corps avec le texte. Chair contre chair. Pulpe...
Parfois, avouez, c'est à n'y rien comprendre au comportement des hommes, à leurs lubies, à leurs petites manies, à leurs gentils radotages, à leurs croyances. Remarquez, les croyances des autres cela ne nous empêche pas d'avancer et de tremper notre bout...
Youri, ayant éprouvé rapidement mais d'autant plus intensivement la rencontre avec l'Autre, le Différent, l'ouverture multiple, donc avec la vie en son généreux déploiement, parvenu sur les pentes mortifères de Thanatos, freinait des quatre fers, hérissait...
AFFINITES *Affinités. Non un propre de l'homme, mais de tout le vivant : plante, animal, minéral. *Affinités naturelles. La mousse, l'eau, l'ombre. *Jamais affinité ne se laisse appréhender par la sécheresse du concept. *Ne cherche pas tes affinités,...
Prologue Ce court texte est à considérer comme une "biofiction" , c'est-à-dire qu'il part d'événements réellement vécus, s'entrelaçant rapidement avec des faits imaginaires. Ainsi tout réel, dès l'instant où il est soumis à être relaté, est confronté...
Matin d'Octobre C'est l'heure exquise et matinale Que rougit un soleil soudain. A travers la brume automnale Tombent les feuilles du jardin. Leur chute est lente. Ou peut les suivre Du regard en reconnaissant Le chêne à sa feuille de cuivre, L'érable...
J.-F. Paoli : le souci du temps (2° Partie & fin). Temps aliéné. Mais l'espace que Paoli aura à parcourir, réel ou imaginaire, ne sera pas un espace neutre, "une promenade de santé". Chez le Clézio, notamment dans les textes antérieurs à "Désert", tout...
"Nous sommes dans une nuit d’hiver, alors que les éléments s’entre-choquent de toutes parts, que l’homme a peur, et que l’adolescent médite quelque crime sur un de ses amis, s’il est ce que je fus dans ma jeunesse." "Meurt-on seulement en hiver lorsque...
"...entouré de prêtres..." "N'as-tu pas compris que cette noble assemblée de prêtres dispendieux - ils n'oublieront pas de réclamer leur obole afin de réparer la tuile absente au toit de leur église, laquelle donne accès au ciel bien plus sûrement que...
VOYAGE EN EXUVIE Prologue. 1) Terre Blanche. 2) Comme un lézard. 3) Le Chemin du Ciel. 4) Dionysos. 5) Exuvie ? Exuvie ! 6) Apollon. 7) Adret et Ubac. 8) La Voie Royale. 9) Epilogue. ****************** « Tout était écrit. Tout était lisible, là, sur cette...
La Seine entraîne un corps humain. Dans ces circonstances, elle prend des allures solennelles. Le cadavre gonflé se soutient sur les eaux ; il disparaît sous l’arche d’un pont ; mais, plus loin, on le voit apparaître de nouveau, tournant lentement sur...
Texte à la mémoire de GILBERT. Esseulé, il ne vous reste plus qu'à reprendre votre bâton de pèlerin, espérant croiser en chemin de plus prolixes et fidèles hôtes. A peine avez-vous quitté les feuilles lancéolées et les cannes vertes que, de l'autre côté...