Avec Kimberley. Œuvre : André Maynet. [On n’entrera de façon adéquate dans ce texte qu’à énoncer l’hypothèse suivante : Tout visage humain ne pouvant jamais être saisi par celui, celle qui en proposent l’épiphanie (jamais on ne voit la réalité de son...
Photographie : Patrick Dreux *** Le 15 Mai 2018 Mon Etoile des Neiges Ne t’offusque donc pas de ce titre au romantisme un brin désuet, il m’est spontanément venu en regardant cette belle image de neige. Vois-tu, il n’y a pas que tes Nordiques Contrées...
Œuvre : Sophie Rousseau. On marche au bord de l’eau comme l’on marche au bord de soi. Avec d’infinies précautions, en cambrant légèrement la voûte des pieds, en sentant bien le sable dur, cette peau du monde qui vibre infiniment, loin, là-bas, où vivent...
Photographie : R. Hutinski. « Les rayons de l'espoir sont timides, discrets, presque comme égarés, mais je veux, sans vacarme, subtiliser un peu, encore un peu, de temps à la nuit, le garder. Les couleurs, demain, seront plus étalées ». Milou Margot ....
« Regrets ». Œuvre : André Maynet. « Laissez parler Les p'tits papiers A l'occasion Papier chiffon Puissent-ils un soir Papier buvard Vous consoler… » Vois-tu, depuis la flaque lointaine où je glisse infiniment (je ne suis qu’un esquif comme en font les...
Œuvre : Carly Waito. Nous faut-il Le mot et L’absence Pour sortir De l’utérus de la terre Et cogner nos fronts A l’ouate des cieux. (Poésie De Nathalie Bardou.) Imaginons : nous sommes au centre de la Terre, pliés dans son ombilic ombreux, nous ne savons...
Photographie : Blanc-Seing. Combien ce banc vient à ma rencontre Moi qui suis l’incorrigible Nostalgique du temps Le voir est un regret Parfois une souvenance Parfois un espoir Qui se fait languissant Et ruine mon cœur L’instant infini d’une attente Combien...
« Red wine ». Œuvre : Laure Carré. Pourquoi faut-il donc que, toujours, l’image des flots vienne à notre rencontre, que s’y inscrive, nécessairement, cette réalité archipélagique, faite d’une multitude d’ilots, d’une accumulation de récifs comme si l’abîme,...
Avec « sublime Eglantine ». Œuvre : André Maynet. L’avais-je seulement aperçue ou bien était-ce mon imaginaire qui l’avait posée devant moi comme une brume flottant au-dessus du marais ? Certaines visions sont tellement irréelles qu’ont les confondrait...
« Je rêve donc je suis ». CollagedparBILLYLEE. On est là, comme absente à soi, on est là dans la dérive de l’être et l’on n’a plus d’attache réelle avec le monde. C’est si troublant, cette impression de sustentation, manière de baudruche volant haut au-dessus...
Photographie : Léa Ciari. Êtres de l’énigme. Combien il était troublant de vous regarder, penchée à la fenêtre, dans cet air d’attentive irrésolution. Présence étrangement ambiguë qui vous approchait, tout en vous éloignant. En un même mouvement, vous...
After Rembrandt. Monotype (1990...) Œuvre : François Dupuis. Après les Maîtres. Ainsi en est-il, de toute œuvre d’art, qu’il est toujours nécessaire de faire se rejoindre, dans l’acte contemporain, la trace de ce qui fut dans le passé, la représentation...
野菜 野菜 Yasai est la traduction japonaise de végétal. Et, ici, c’est bien de végétal dont il s’agit, donc d’un fragment de nature envisagé selon l’esprit japonais. Ce peuple a toujours entretenu avec la nature un rapport privilégié dont les bonsais ou l’ikebana...
"Sensual low water". Avec Kimberley. Œuvre : André Maynet. Il ne faut pas regarder l’image en son actualité, la voir au présent, mais lui laisser le soin d’écrire une histoire, son histoire, si étrange pût-elle paraître. C’était en un temps très ancien,...
Photographie : Blanc-Seing. Jamais on ne la voyait dans les temps ordinaires, lorsque le ciel était clair, la ligne d’horizon visible. L’été passait sur la garrigue avec son bruit de forge et son souffle de métal sans qu’on en vît la fuyante silhouette....
Photographie : Blanc-Seing. « Quelle idée, avais-tu dit, d’aller ici, au bout du monde ? ». Oui, ici était le dernier hameau de la garrigue, son moutonnement de collines, son ciel zébré de vent, ses troupeaux de moutons à la laine hirsute, ses habitants...
" Car tel est mon royaume 4 ". « Regarder glisser les bateaux...être, comme ces pieux, des spectateurs immobiles et contemplatifs; loin, dans le gris, l'Angleterre. » A.B. Tout petit, déjà, Loudemer avait scellé avec la mer, le sable et l’infini du ciel...
" Quand les nuages passent sur Grand Fort Philippe". Photographie : Alain Beauvois. « La Mer du Nord... A l'horizon, dans le lointain : Calais Entre les deux, les plages " vers le Phare de Walde ", les plages du Fort vert, des Hemmes de Marck, des Hemmes...
"Rêver encore (15)" Isabelle Mignot (2015) Encre, café, acrylique, enduit et mortier sur papier 36 x 36 cm *** Incipit Afin d’entrer adéquatement dans ce texte, on fera l’hypothèse suivante : Toute œuvre que nous rencontrons pour la première fois ne s’illustre...
Composition à partir d’une œuvre D’Edward Hopper. Pourquoi avait-il fallu que l’été fût si chaud, éprouvant ? Les nuits étaient fauves et les gens se regroupaient dans les tavernes, verres à la main dans le tintement cristallin des glaçons. La sueur perlait...
"being flower 2". Œuvre : Laure Carré. C’est ainsi, la vue de l’Existant est toujours terrestre, fixée sur le sol qui le porte alors qu’elle devrait s’exhausser à hauteur d’homme, là où la vision découvre le large horizon et, bientôt la courbe infinie...
« Avant que la neige ne disparaisse... » photo 11 expo : « Parler d'ici (pour parler de mes ailleurs...) » Photographie : Alain Beauvois. « Ce dernier hiver, en prévision de cette expo, je « guettais » la neige... Et sur les plages qui me sont familières,...
Photographie : Blanc-Seing. Passer dans votre rue, regarder vos volets clos, m’asseoir sur le banc du square face à votre antique demeure, voici le rituel auquel je m’adonne quotidiennement. Afin de ne pas attirer l’attention du voisinage - un bar, une...
Photographie : Gilles Molinier. Finlande - Étude. Il y a si peu d'être encore et le monde est en oubli de lui. La glaise de la nuit est immobile, couchée dans ses plis d'ombre. La conscience des hommes est une flamme éteinte en attente du jour. On n'entend...
François Dupuis. Travail au noir. Monotype. Dos. La première vision est celle d’une indistinction. Au juste, nous ne savons comment nous y retrouver avec l’image. Confusion des lignes que redouble la pluralité des interprétations. Un peu comme un sujet...