« Chantier interdit au public ». Avec Emilie June. Œuvre : André Maynet. Petite incise préalable à une lecture adéquate de ce texte. Bâti sur le style de la nouvelle brève, cet écrit se veut non seulement polémique mais souhaite rendre justice, à l’aune...
Œuvre : André Maynet. Petite, déjà, elle ne rêvait que de ça, se dissimuler derrière le premier objet venu, un meuble, un fauteuil et y demeurer aussi longtemps que possible de manière à ce que sa présence fût aussi discrète que la trace du nuage dans...
« Prétérition ». Œuvre : André Maynet. C’est Elle, pour ne pas la nommer… C’était un étrange dénuement qui se dégageait de Prétérition dans cette attitude de modestie dont elle paraissait affectée en son intime. Jamais elle ne levait les yeux pour regarder...
Saint Paul - Le Marais. Avec Evguénia. Œuvre : André Maynet. Emzara habitait à Montmartre, une modeste maison située tout en haut des pavés de la rue Norvins. Elle disposait d’un minuscule jardin dans lequel, la plupart du temps, elle descendait boire...
« Illusion secrète ». avec Douni Hou. Œuvre : André Maynet. Monde-d’en-haut. (La conscience). C’était toujours pareil, on n’en avait jamais fini avec le réel dont on épuisait les charmes à mesure de leur découverte. On se levait dans une rumeur de brume...
"Le coquelicot" 1919 ou "Graine de pavot" - Muséum of fine Arts - Houston - Source : Impasse des Pas Perdus. Vous ne le saviez pas et, pourtant, vous existiez bien au-delà de vous-même, dans l’ombre portée de celle que vous étiez. Cela faisait si longtemps...
Photographe : Stefano Brunesci. « Estrella del dia », tel était le nom qui lui avait été attribué. « Etoile du jour », comme pour dire la rareté du présent et l’humilité des hommes devant la pure beauté. C’était ainsi, avant sa parution, une pure perte...
"Recluse à ses seuls désirs". Œuvre : André Maynet. Recluse en ses désirs . Combien ce syntagme paraît figurer sous la figure déconcertante de l’oxymore ! « Recluse en ses désirs ». Comme si le désir avait à s’enclore dans l’étroitesse d’une geôle afin...
Photographie : Ela Suzan. « L’ombre bascule Les yeux dérapent s'aversent regardent derrière les rires l’effet des vitres ». E.S. Noir entre deux blancs. On est là en arrière de soi, attendant que les choses se défroissent, nous disent en mode de clarté...
L'absence perpétuelle. Œuvre : Dongni Hou. Chemin du jour. La vie est posée là devant soi, pareille à la promesse de l’aube. Il y a si peu à faire pour exister. Se lever, ouvrir la fenêtre sur le monde, regarder de ses yeux dilatés le jeu des formes,...
La « Dame de Mycènes », Mycènes, édifice religieux, peinture murale, xiiie siècle av. J.-C. Source : Wikipédia. La Dame de Mycènes. Puisque la recherche figurant ci-dessous veut se mettre en quête de l’être en totalité, sans doute convient-il d’abord...
Comment suivre ta trace La mienne si difficile à esquisser Les jours fuient Dans la fente immobile du temps Est-ce nous qui bougeons Est-ce Le Temps qui vient à nous Puis se dissipe Sans même Que nous en ayons conscience Comment suivre ta trace Autrement...
Cette désertion du jour. Avait-on jamais dit cette constance Des objets à être Des choses à signifier Des hommes à faire leur halo de présence sur les chemins du monde Alors qu’à l’évidence ne paraissait qu’une énigme souffreteuse Une triste parution...
« Rien n'est plus beau que notre propre agonie » Œuvre : Dongni Hou. *** On dit soi On dit l’être On dit l’être n’est pas On dit le soi n’est pas On dit le soi n’est pas sans l’être On dit l’être n’est pas sans le soi On dit tout ceci dans le Rien On...
Photographie : Hervé Baïs *** Ce qui est à faire, ceci : partir de l’angle le plus obscur de l’être, d’une retraite élue par exemple, en éprouver l’irrémissible destin, en sentir l’arête de glace fichée au mitan de la chair. Le jour est triste, la cellule...
Photographie : Bérénice Loyer *** Cette blancheur, d’où vient cette blancheur ? D’une étoile invisible tout en haut du ciel ? D’une éclipse du sombre dont il ne demeurerait que d’étiques arêtes ? D’une pureté venant soudain lisser l’horizon ? D’un immémorial...
« S’élever à son plus haut, seule la douleur le permet. » Œuvre : Dongni Hou *** Comprendre le rapport de la douleur à l’être exige de s’exonérer du présent, de délaisser la sensation immédiate, de s’immerger dans la seule dimension qui autorise une compréhension,...
"Claustrophilie..." Avec Evguenia Freed. Œuvre : André Maynet. [En guise de pré-lecture : On lira le texte ci-après à la manière d’un poil à gratter faisant, dans le dos, ses notes urticantes en même temps que fruitées. Il y est question de la moderne...
Im raum Barbara Kroll *** Toi nommée Ombre D’où te venait ce nom Qui t’assignait à demeure D’où venait-il qui te clouait là Sur la dalle immense Et glacée de l’indéterminé Était-il seulement Le bourgeonnement D’une provenance Avait-il la consistance D’une...
La luce dell’assenza… Œuvre : André Maynet. On était trois Hagards à marcher sur le chemin de poussière dans ce pays de pierre et de vent. Le vent soufflait avec force, traversait les vêtures, remontait le long de la jointure blanche des os, s’immisçait...
Sous l’éclat des cèdres m’avais-tu dit. Je t’avais dit Les cèdres n’ont nul éclat Seulement une sombre dentelure Et sous leurs larges palmes Une ombre souveraine Que nul ne peut franchir Sauf au danger De sa vie Tu me disais Mon humeur fantasque Mes brunes...
Clown. Oeuvre : Barbara Kroll. « L'art du clown va bien au-delà de ce qu'on pense. Il n'est ni tragique, ni comique ; Il est le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie. » André Suarès. Ici, il faut considérer l’œuvre telle qu’en...
« Angélophanie...d'une divine ». Avec Evguenia Freed. Œuvre : André Maynet. C’était ici, c’était ailleurs, c’était autrefois, c’était maintenant. C’était comme d’être parvenu à l’extrémité du monde avec la langue d’une péninsule plongeant dans le bouillonnement...
« Essuyeurs ». Œuvre : Douni Hou. De ce côté-ci du visible. Combien cette image nous paraît rassurante. Combien nous sommes émus à simplement regarder ces enfants qui semblent venus d’un autre âge. Peut-être d’une parenthèse de l’Histoire. Peut-être d’un...
VORTICE DI MEMORIA. Œuvre : Livia Alessandrini. Roma 1998. « Pâle soleil d’oubli, lune de la mémoire, Que draines-tu au fond de tes sourdes contrées ? » Jules Supervielle. Ce que Mnémosyne tisse le jour, Amnésia le détisse la nuit. Sur la colline que...