"La noia" (L'ennui) Contribution à l'œuvre d'Alberto Moravia. Katia Chausheva Photography. Nul ne savait depuis quand et d'où La Noia avait lancé ses assauts. Mais, assurément, ceci avait eu lieu. Ç'avait été comme une longue rumeur qui sourdait des entrailles...
Enlumineuse de crépuscule. Emilie June. Œuvre : André Maynet. Parfois, elle se tenait devant la glace, contemplait ses joues délicates et comme enluminées par la chaleur du bain, effleurait sa jeune peau douce et se caressait les lignes de son cou blanc...
At your own risk. Avec “M”. Œuvre : André Maynet. Le chaos, en elle, elle en connaissait l’origine, elle en savait la puissance, elle en éprouvait la force identique à celle d’une marée, d’une lame de fond dont, jamais, elle n’épuiserait le sens. Comme...
" Un passage dans la dune " Photographie Alain Beauvois *** « Début mai 2015, à ma plus grande joie, je viens d'apprendre que cette photo a été sélectionnée par le jury des " Festives d' Ascain " (Pays Basque). C'est un festival photo " à ciel ouvert...
" Côté sombre, côté lumière : le Phare de Calais ". Photographie : Alain Beauvois. « Au lever du soleil quand le phare s'éteint et se repose quand se lève le photographe... » A.B. Nuit. La ville dort drapée dans ses étoiles de lumière. Dans la brume qui...
" Sous les derniers rayons ". Photographie : Alain Beauvois. « Après trois semaines dans mon si cher Gers et, osons le mot « paradisiaque » à Collioure, il me faut songer à rentrer, à retrouver la Mer du Nord, Calais, famille et tous les amis de ch'Nord......
Photographie : Gilles Molinier. Finlande - Etude. Voici ce qu'on avait fait. On était sorti de son lit de toile, ne sachant rien ni du jour ni de la nuit. Le silence était partout, posé comme l'aile d'un oiseau. Les rues des villes étaient désertes et,...
Acryl on cardboard 100X70 Œuvre : Barbara Kroll. C’était une grande douleur que d’être dessaisi de soi, simplement ramené à une étrange parution. Comme si, soudain, une partie du monde s’était absentée. Corps aboli, sexe broyé, privé de sa puissance à...
« Âme ». Œuvre : Eric Migom. Court prologue afin de coïncider avec l’intention du texte. Ce qui va suivre se livre comme une parodie au cours de laquelle est évoquée la simple possibilité pour l’homme de ne pas avoir d’âme, donc de ne pas la connaître,...
" Et si l'on s'offrait la pleine lune ? " Un matin, 6 h30 - Blériot-Plage, près de Calais, près de chez moi... Photographie : Alain Beauvois. La grâce fiévreuse de l’âge. Avanljour, tel est l’étrange sobriquet qui traîne aux basques de cet Enfant d’environ...
« Assis devant la maison ». Œuvre : Laure Carré. Avant toute chose, sans doute n’est-il pas nécessaire de dire que cette œuvre est belle. Elle l’est par son esthétique heureuse, par son thème, la vérité avec laquelle il est traité. Cette toile nous est...
« Will finds the way » Œuvre : Dongni Hou *** (Version 2 sur une image déjà écrite) *** Oui elle nous émeut cette minuscule vie en partance pour soi. Où pourrait-elle donc se diriger sinon au lieu de sa propre patrie ? Que fait-elle ici, au cœur de la...
Laguna Hedionda, Altiplano, Bolivia Source : www.karsten-rau.de Altiplano. Le ciel est arqué, couché sur la nappe d’eau aux confins du monde. L’air est si léger, si aérien, c’est comme un flottement, et déjà tu n’es plus du genre des existants et déjà...
« La Tendresse N° 2 » Œuvre : Sandrine Blaisot « Tendresse » était son nom d’arbre-fille - car les arbres, eux aussi, ont un sexe -, un nom qui lui allait si bien qu’il eût même été inutile de la nommer. C’était une évidence cette qualité si rare et elle...
« Mon cœur à découvert… » Photographie : Alain Beauvois. *** « C’était l’hiver dernier Et bien tard le soir Le ciel était couvert Et mon cœur à découvert… Et, à l’horizon, sous les nuages bas J’apercevais au pied du Blanc Nez Une silhouette… » A.B. Silencieux...
Photographie : Patricia Weibel. Une touche de printemps. Dans le miroir, nous regardons notre visage et nous rêvons. Et nous savons l’éternel retour du même. C’est à peine si notre position debout est assurée, fragile menhir en voie de construction, et...
Comment dire le tout du monde alors que notre vue est si étroite ? Comment percer l’être des choses, ce qui apparaît, est toujours en fuite si soudaine ? Comment attirer l’autre, lui dire l’essence de la relation ? Les oreilles sont si refermées dans...
Œuvre : Marc Bourlier. Les hommes. Oui, les hommes ! Mais regardez-les donc courir dans toutes les cannelures de la Terre, sur l’aire venteuse des agoras, dans le ventre des villes, le long des tuyaux où glissent d’étranges machines. Hommes en grappes....
« Matin 2 ». Œuvre : Patricia Weibel. C’est l’heure sans heure, le temps sans temps, la conscience sans conscience. Tout est refermé et l’exister n’est qu’un leurre faisant sa petite musique d’outre-Terre. Comme si nous étions pure diversion aux confins...
Giorgio de Chirico. 1911. Source : Wikipédia. L’énigme de l’heure. Oui, telle l’énigme du Sphinx demandant à Œdipe de reconnaître, au travers de sa formulation métaphorique, la figure de l’homme sous les apparences de l’animal. Oui, le monde est plein...
Nous sommes debout, là, sur la croûte de la terre et nos bras sont ballants le long du corps. Sans cesse nous errons et, comme Simon du Désert, nous écoutons le sable, nous écoutons le ciel au cas où quelque chose comme l’être voudrait se produire. Alors,...
« Little touch ». Œuvre : Eric Migom. Ces mains. Ces ongles. Ces doigts. Je les savais à l’affût. Quelque part dans l’ombre étroite de l’inconnaissance. Parfois, lorsque je dormais, ma tête habitée de songes, j’en sentais le vénéneux effleurement. Pareil...
Nadège COSTA Photographe. Tous droits réservés. Le jour est à la peine, voilé de gris. Mais quelle est donc cette lumière qui glisse au carreau et laisse dans la perte de soi ? Comme si l’on atteignait ses propres limites et que l’on veuille s’y soustraire....
La Ville m’en veut. Cela je le sais de toute éternité. « Attrapez-le et tuez-le ! ». Les imprécations sortent de toutes parts. Des bouches des caniveaux, des lézardes entre les pavés, des fentes des trottoirs. Et ce lampadaire, là, avec sa tête de guingois...
Source : vue du Doubs passion. Existe-t-il une source de l’écriture, secrète, inapparente, qui nous dépasserait, venant de si loin qu’elle apparaîtrait à la manière d’un simple filet d’eau se perdant dans un lieu indéfinissable ? L’écriture, ce bel ornement...