Souvenir illisible . Œuvre : Dongni Hou. Forteresse à la herse baissée. Qu’il y ait étonnement à regarder cette œuvre, nul ne saurait en énoncer l’antithèse. Percevoir quelqu’un est, au sens littéral, le dévisager, donc considérer son visage en sa singulière...
Photographie : Katia Chausheva. "C'est de votre faute.", disait-il, et de ses poings fermés il frappait le vide. "C'est de votre faute.", disait-il, et ses yeux d'obsidienne cognaient contre la falaise des murs. "C'est de votre faute.", disait-il, et...
Œuvre : Marc Bourlier. Sur leur île, somme toute assez étroite, les Petits Boisés vivaient en bonne intelligence, s'accommodant de leur sort comme le font les simples au contact d'une nature généreuse. Leur nourriture - quelques fleurs sucrées, quelques...
Photographie : Alain Beauvois. " S'il devait pleuvoir..." « S'il devait pleuvoir sur la plage de Calais y-aurait-il un chalet pour nous abriter ? S'il devait pleuvoir sur la plage de Calais prendrions nous le temps de nous arrêter ? S'il devait pleuvoir...
Du rameau vous aviez la fragilité. La consistance à peine affirmée. Un souffle d’air Vous eût confiquée A mes yeux si indociles. Je ne supportais de vous voir Que pleine et entière Vouée en votre chair A dire votre gloire A parler le signe de Mon dicible...
Tu disais en cet automne précoce Le gris de l’heure Les rides naissantes Les illusions perdues Ces degrés de l’existence Pareils aux strates du temps Tu disais cette eau de lagune Cette mélancolie Qui n’en finissait de goutter Cette perte des choses Dans...
Œuvre : André Maynet. En réalité, partout où le regard portait, sur la corolle épanouie d’une fleur, sur la crête d’une vague, au sommet vert et bleu de la canopée on apercevait Flora. Mais on ne l’apercevait qu’imaginativement, à la manière dont on cueille...
« Abstinence. » avec Sonyna Heroine. Œuvre : André Maynet. « …16 L'Eternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; 17mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en...
« Ford Transit ». avec Marion Romagnan. Œuvre : André Maynet. Balancelle était ce genre de parution dont, au premier abord, il n’était possible de rien dire. Je veux dire de précis, de palpable, de repérable qui eût pu constituer l’amorce d’une biographie....
Photographie : Hervé Baïs *** Le 9 Avril 2018 A toi qui sors de la nuit. Sans doute tes rives nordiques commencent-elles à s’orner des premières lueurs du printemps. Ici la saison se fait attendre et les giboulées sont sorties de Mars pour entrer en Avril....
Saturne. Polidoro da Caravaggio – xvie siècle Source : Wikipédia *** Georges Brassens « Il est morne, il est taciturne, il préside aux choses du temps Il porte un joli nom « Saturne » mais c’est un dieu fort inquiétant. Il porte un joli nom « Saturne...
Œuvre : Barbara Kroll. Autoportrait le soir. L’aube grise a disparu, laissant derrière elle des copeaux noirs, de fuligineuses écharpes, des concrétions de suie. Le jour est cette succession de rayures et d’oublis, de pluie oblique et de remous de l’âme....
Nous regardons et nous voyons mais dans l’approximation de la vision. Sans doute s’agit-il de petites pierres levées dans le jour qui monte. De sable, donc de plage et de mer à proximité. Les ombres longues disent l’heure encore neuve et la disposition...
Longtemps j’ai frappé aux portes et la ville était vide. Il n’y avait pas de rumeur, pas de mouvement, seulement la fuite des trottoirs de ciment et le vent glissant aux angles des murs. C’était si étonnant ce silence qui faisait ses lentes alluvions...
« Echappée d’âme Numéro 1 ». Œuvre : Sandrine Blaisot. Tout en haut de la citadelle de chair est la meute du visage, son expression hors du monde, son drame et son incomplétude. Mortelle épiphanie qui dit la naissance de la mort. Mort qui dit la vie en...
« Etude 2014 – 2015 » Photographie : Gilles Molinier *** Ce Lieu On avait beaucoup marché, ne regardant même pas la trace de ses pas dans le sol de poussière. On avait étréci l’arc de ses paupières afin de ne pas être ébloui par quelque attroupement ou...
Photographie : Nadège Costa. 2012 Tous droits réservés « On prend toujours un train pour quelque part. Au bout du quai flottent des mains et des mouchoirs. » Gilbert Bécaud *** Voyage de nuit : « Voyage au bout de la nuit ». C’est ainsi, tout voyage est...
Le village de mon enfance est bâti sur une falaise blanche qui domine le cours paisible de la Leyre. Sans doute est-ce là sa partie la plus intime en même temps que sa vraie nature. Être simplement cette pointe avancée d’une meute de maisons serrées sur...
Edward Hopper - Automat -1927. Source : Wikipédia. Octobre s’éternisait dans des teintes de rouille. Des brumes flottaient à ras du sol et, le soir, la lumière grésillait à peine le long du rivage. Une manière de perdition dont il était difficile de s’extraire....
« Akt » Œuvre : Barbara Kroll. Cette femme est de dos et nous ne la voyons pas. Toujours l’autre côté du monde nous échappe. Nous marchons dans la clairière et nous ne voyons pas la forêt. Nous longeons l’arbre et la racine gît, inconnue. Nous traçons...
« Un peu, beaucoup, à la folie.....Venise ». Avec Evguenia Freed. Œuvre : André Maynet. Garzette, tel était le sobriquet qu’on lui avait attribué depuis toujours. De l’aigrette du même nom elle avait la fine silhouette, l’élégance feutrée, la démarche...
« Ciel d’octobre ». Œuvre : Marc Bourlier. Le ciel d’octobre est arrivé avec ses nuages pommelés, ses teintes de terre, son vent, ses tourbillons de feuilles. Dans les campagnes on récolte les châtaignes, inclinés vers le sol où rebondissent les bogues...
" Car tel est mon royaume 1 ". Les Hemmes de Marck vus de la plage. Photographie : Alain Beauvois. « Conditions très difficiles de prise de vue, en pleine tempête, il a fallu bien protéger l'appareil et le photographe décidément " dans le vent "...J'aime...
Œuvre : André Maynet. Humble, tel est le nom de cette présence dont l’image rend compte avec une belle économie de moyens. Et l’on pourrait encore, grâce à son seul imaginaire, ôter le pied de la table, son plateau juponné, faire disparaître le chandelier,...
Œuvre : André Maynet. Je ne peux voir une rose sans envisager un jardin. Je ne peux regarder une femme sans y voir un paysage. C’est comme cela, tout se pose avec naturel et attend d’être découvert. Rien d’autre à faire que de lire ce qui vient dans l’aisance...