« Aglaé ». Œuvre : André Maynet. On lui avait dit l’art n’autorise aucune sortie de soi. De son propre corps il faut faire le lieu d’une esthétique. D’ailleurs le monde n’existe pas. Sauf celui de l’art avec lequel il faut se confondre. Esthète, d’abord,...
Photographie : Katia Chausheva. Un matin, à la rédaction, Sternberg, comme à son habitude, m'avait jeté une boule de papier froissé qui dissimulait, au milieu de diverses notes, une adresse à peine lisible : "Allez donc faire un tour du côté de l'Öskjuvatn,...
Lucie – Bronze. Œuvre : François Dupuis. De la tête, les yeux absents. On est comme en orbite autour de la Terre et la grosse boule de métal frissonne dans le vide. Elle jette ses éclats, elle allume ses feux, elle réserve ses zones d’ombre. Elle se dissimule...
"La visiteuse du 13 de la rue de Saintonge". Œuvre : André Maynet. Visiteuse en ses premières esquisses. Visiteuse. Ainsi avais-je nommé cette sublime apparition qui avait éclairé d’un jour nouveau le gris habituel de mes heures. Rencontre de hasard,...
« Rancœur en novembre ». avec Alice Œuvre : André Maynet *** Eenzaam, tel était son nom, pareil à un sortilège. Eenzaam, comme on aurait dit le vent de l’aube, le visage blême de la Lune ou bien la dispersion des étoiles dans le songe de la Voie Lactée....
Autoportrait. Œuvre : Barbara Kroll. « J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent ». Ecclésiaste 1. Enigme. D’emblée nous ne reconnaissons rien. Nous n’y sommes pas. Nous vivons dans l’égarement. Avons perdu...
Photographie : Blanc-Seing. C’est toujours la même antienne, nous longeons les choses dans une distraction si coutumière que nous finissons par ne plus les apercevoir. Autrement dit, elles ne nous parlent plus et nous n’entretenons plus de dialogue avec...
A seulement t’apercevoir Dans le tumulte du jour Et c’est le feu qui Dans mon âme Fit son sabbat Tu étais à la pointe des choses Comme sont les étoiles Dans le basculement Nocturne Simple sillage Dans l’encre des songes A peine entamais-tu un pas Que...
Adagio. L’été touchait à sa fin Non mon désir d’en découdre Avec la nature La beauté des paysages Cette mer qui fuyait A l’horizon du temps Ces lacs qui scintillaient A perte de vue Au milieu des embruns de sel Des bruissements légers de l’eau Le plus...
Photographie : Blanc-Seing *** Cette eau fuyante à qui tu ressemblais Y avait-il d’autre profil à saisir De toi que cette eau fuyante Ce remuement de bulles Cette étrange clarté Cette fuite du jour Vers son unique destin *** Semblable au fragile éphémère...
" PADO 7", en bronze, cm 28,5 x59x46 Lugano - Pietrasanta 2011 Œuvre : Marcel Dupertuis *** Sais-tu cette pliure Dans la luminescence du jour Sais-tu la complexité des choses Leur chemin bordé d’entailles Leur gloire d’être Qui parfois s’enlace Use le...
Aquarelle et encre de Chine Œuvre : Sophie Rousseau *** Ces taches vois-tu Elles ressemblent à tes yeux Oui à tes yeux teintés d’ombre Un khôl posé sur l’azur Une manière de vie Faisant son mince trait T’es-tu au moins aperçue Toi l’illisible forme La...
Photographie : Bérénice Loyer Le 13 Mars 2008 A Toi qui sors de la longue nuit. Tu sais, Sol, combien l’hiver est long, les journées courtes, la morsure du froid saisissante. Combien, en soi, le jour est souhaité, la démesure de sa lumière appelée, la...
« Still in the dark » Photographie : Alain Beauvois *** C’était ceci qui vrillait l’esprit Cette initiale lueur Dont on ne savait rien Cela partait de loin Cela glissait longtemps Cela faisait son énigme Comme si Depuis toujours Une onde vous traversait...
Œuvre : Antoine Josse. C’était à peine s’il s’agissait d’une présence. Ou alors tellement inaperçue qu’on aurait pu croire à une simple risée de vent ou bien à la trace du scarabée sur le sol de poussière. C’est comme cela, dans le monde, parfois, s’instaurent...
Parce que les hommes … ont peur. Sous le rocher, tout près de l’eau aux reflets bleus sont les abris des hommes. Carte postale, minuscule image d’Epinal venue dire au monde la grande peur de vivre, ici, tout contre le ciel habité de dieux courroucés....
Nous nous connaissions à peine et déjà vous me disiez le lien, l’attachement des êtres. Entre eux, mais aussi à ce qui les dépassait. Comme le ciel dépasse l’oiseau qui y trace son invisible vol. Le lien du sol , d’abord. Nous étions tous les enfants...
Citroën Traction Avant 15-Six D. Source : Wikipédia. Que reste-t-il de ce temps-là, sinon quelques images vieillies, pareilles au flou perçu derrière la vitre d’un chromo ancien ? C’est la nature des choses que de disparaître sous de nouvelles apparitions....
Photographie : Katia Chausheva. Vous rencontrer, c'était accepter de se confronter à l'Histoire, à sa démesure, à son "inquiétante étrangeté". Vous ayant à peine aperçue et, aussitôt, c'est l'image d'Anne Frank qui s'installait, indéracinable. Comme une...
Que restait-il des jours dans cet automne finissant ? Sinon quelques feuilles sur le chemin ? C’était notre dernière rencontre, notre dernière promenade ensemble, notre ultime cheminement à deux. Novembre inclinait à n’être plus qu’une lumière basse glissant...
Combien de fois étais-je passé devant la maison rose ? Je ne saurais le dire. La seule certitude, ne vous avoir jamais vue. Pas même aperçue. Votre silhouette eût suffi à mon bonheur. La simple vision d’une fuite, l’envol d’une écharpe, la corolle souple...
Votre rencontre, un jour, dans ce restaurant de la place Emile Zola. Un pur hasard du destin. A vrai dire, rien ne semblait incliner à nous rapprocher. Vous étiez cette femme de la bourgeoisie. Une manière d’inaccessible en soi. J’étais cet artiste en...
Source : Ecole de Biziat C’était un bonheur de se réveiller le matin avec, en tête, l’idée d’être le premier à l’école et de s’y trouver dans son propre royaume. Je passais par le petit réfectoire - deux tables, quatre bancs de bois -, la cantinière y...
Photographie : Katia Chausheva. C'était un matin sans attaches qui, déjà, quittait les rives de l'été, avec de légères brumes annonçant l'automne. Sur Paris, le ciel avait sa consistance grise, glissant sur le zinc des toitures dans un silence cotonneux....
Sting Tung Emir Ozsahin. "Là, sous ton pied, au creux, cette tuile te porte. Vers quoi espères-tu, ainsi, te projeter ? Vers l'immense tranquillité ? Pourquoi ne vois-tu pas que tu es source de toi ? Que la seule condition de ta joie, c'est toi. Détourne...