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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 08:23

 

Comprendre.

 

*Ne cherchez pas : il n'y a RIEN à comprendre, TOUT à interpréter.

*Vous pensez avoir compris quelque chose à la vie ? Le danger vous guette.

*L'innocence de l'enfant; la révolte de l'adolescent; la maturité de l'adulte; l'enfance

du vieillard : la vie comme un cercle herméneutique.

*La Terre est un immense champ de hiéroglyphes. Chaque faille, chaque sillon sont à

interpréter.

*Tâcher de comprendre ? Réunir les fragments : la Nature; l'Histoire; la Philosophie; la

Religion; la Politique; l'Art.

*Seules les évidences ont à être démontrées.

*Le geste de la connaissance : un horizon qui sans cesse recule.

*Pour comprendre un épicurien, soyez épicurien; un cynique, soyez cynique; vous-même,

soyez un Autre. Quadrature du cercle.

 

 

Concepts magiques.

 

*L'objet transitionnel.

*Le stade du miroir.

 

 

 

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 08:11

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 19:00

 

Visions de l'Univers. 

 

 

Universum

 

Universum - C. Flammarion, gravure sur bois, Paris 1888,

coloris : Heikenwaelder Hugo, Wien 1998.

 

 

 

 

Cellarius ptolemaic system [1024x768]

 

L'Univers, vu par Andreas Cellarius en 1660/61.

 

Source : fr.academic.ru

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:10

 

 

  Cahotant au milieu des soubresauts de la chaussée, consécutivement à l'état d'âme du Machiniste, il se laissait aller à une facile rêverie, laquelle n'était jamais le signe d'une quelconque réminiscence d'un passé proche ou lointain, - il n'avait, du temps, qu'une conscience plus qu'approximative -,  pas plus qu'une nostalgie qui se pût attacher à un événement quel qu'il fût. Youri, hors ses méticulosités abstraites et son intérêt pour le débris inapparent, ne vibrait jamais à l'unisson de ses congénères dont, d'ailleurs, il faisait habituellement l'économie, les réduisant à l'état de simples contingences qui, aussi bien, n'eussent pu jamais s'actualiser, ce qui est bien, d'ailleurs, l 'essence la plus intime de ladite contingence.

  A ses yeux, la marée humaine était quasiment invisible, pareille à un flux et reflux de brume qu'auraient dispersé des vents contraires. Et, de cet état de fait, il s'offusquait d'autant moins que faire halte auprès de ses semblables, non seulement lui eût paru invraisemblable, mais que cette seule idée lui donnait un genre d'incoercible nausée. Insulaire il était, insulaire il voulait demeurer, ne souhaitant apercevoir du réel qu'une utopie floue, cotonneuse, une manière de Farghestan belliqueux dont les contours assiégés d'un éternel brouillard ne lui apparaissaient qu'au travers de la plus nébuleuse des myopies qui se pût imaginer.

  Les Déambulants qui le cernaient de toute part, sans pour autant jamais l'atteindre par la parole ou le geste, le regard seulement, il les vivait "de l'intérieur" pourrait-on dire, comme s'il eût été une sorte de microbe vénéneux, de virus enragé qui se serait invaginé au mitan de leur chair afin de mieux les réduire à sa merci, à défaut de les posséder d'une manière plus adéquatement humaine. Ainsi tous les Passagers du 27 étaient-ils devenus, avec le temps, de simples éminences anatomiques, de rapides empilements de tarses, métatarses et carpiens, des trajets complexes d'arborescences sanguines et de lacs de lymphe, des soufflets alvéolaires parcourus d'un vent acide, des viscères occupés à cohabiter selon frictions et giclures diverses dont, parfois, au retour de ses pérégrinations il dressait l'inventaire, dessinant sur de grandes feuilles blanches, à la plume et à l'encre de chine les étonnants tracés mescaliniens pareils au tellurisme des créations du Poète  Michaux, lequel cherchait à triturer le réel jusqu'à la moelle et bien au-delà afin d'en expurger la sublime parole.

  Ensuite, lorsque les feuilles avaient absorbé le tracé, il épinglait ses vignettes dans le plâtre jauni de la mansarde comme autant de portraits de l'humaine condition. Le tout, dans une habile maîtrise de l'espace, dans une méticuleuse disposition, traçait les contours sismographiques d'une bien étrange altérité. Lui seul en possédait les clés qui lui permettaient, même à distance, de recréer les conditions de leur phénoménalité. Tel tracé évoquait telle Passagère  portant en sautoir, tel jour précis, tel médaillon vert émeraude si semblable aux yeux phosphorescents du poulpe; tel autre étant l'allusion aux brodequins  du Passager X., dont les lacets  emmêlés l'avaient fasciné, le faisant penser à de vigoureuses joutes ophidiennes. Ainsi, au fil du temps, observateur d'une métaréalité qui échappait au commun des mortels, avait-il réalisé quantité de fiches anthropométriques, identiquement aux pointillés du Morse qui ne parlent qu'à ceux qui en sont familiers.

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 08:55

 

CATEGORIES

 

*Rien n'est séparé. Toujours des solutions de continuité.

 

CHOIX

 

*Tous les arbres sont beaux; cependant l'olivier; cependant le palmier; cependant le chêne... Inévitable choix parmi la multitude.

*Aux morales étriquées, substituer l'exigence d'une éthique.

 

COMICS

 

*Comme les moines : vivre de prières et de Grande Chartreuse.

*N'acceptez jamais de vous faire piquer par la mouche du "coach", vous y perdriez votre âme.

*Belles pulpeuses, vous risquerez-vous jusqu'à la Silicon Valley ?  

*Belles pulpeuses-siliconées, riez donc tant que Ronsard vous célèbre. La fin est pour bientôt.

*Eves siliconées : un corps CEINT dans un esprit SEINS. Piège des homophonies.

*"Touille-Cerveau" - "Remue-méninges" - Une aimable plaisanterie qui ne trompe guère que les neurones abusés par la mode. Vivre d'abord !

*Mon Grand-Oncle François ne lisait que "Manufrance", ça ne l'a pas empêché de vieillir.

*Le "coach" est au sportif ce que les morpions sont aux parties : des PARASITES.

*En matière d'écologie, c'est comme à la bataille de Fontenoy : "Messieurs les Anglais, tirez les premiers !"

*Le corps n'est jamais la condition de la pensée. Un cul-de-jatte pense autant que vous. Peut-être plus !

*On panse le corps. Rarement le pense-t-on.

*Don Juan : dessous féminins. Chacals : dessous de tables.

*Anorexiques : planches habillées. Chacals : planches à billets.

*Les testicules du "chacal"  (autre nom pour le Riche) se nomment les bourses. Son lieu préféré : la Bourse.

*Esthéticienne : masser le corps pour atteindre l'âme. Parfois ?

*Ne dites pas "Je t'aime", mais "Je m'aime en toi".

*La vérité sort de la bouche des enfants. Les hommes politiques ne sont jamais des enfants.

*Comme la dilution homéopathique, la vérité est infinitésimale. 

*La plus profonde vérité est semblable à l'oignon des hivers rigoureux : elle s'habille de plusieurs peaux.

*Vérité compassionnelle : "Mon pôôôvre Mari", disait-elle et le "pôôôvre" en question était un bienheureux qui reposait en paix.

* Mieux vaut être Agrégé de Lettres que Désagrégé de l'Être !

* Ma seule consolation en matière de finitude : passer l'arme à GAUCHE !

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 08:26

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 09:07

 

 

  L'attente du Bus 27 lui créait toujours une manière de prélude à une "assomption jubilatoire", estimant en son for intérieur combien de tours de roues seraient nécessaires au chaland urbain avant que d'accoster au quai de ciment. Si le langage lui avait été plus familier, il se serait volontiers entretenu de la question avec le Machiniste, car pour lui, les estimations arithmétiques et géométriques de toutes sortes constituaient l'alpha et l'oméga de toutes choses, l'architectonique qui présidait à toute cosmologie, donc à toute compréhension de l'univers. Parfois, nuitamment, de sa mansarde ouverte sur l'infini, il questionnait longuement les étoiles, il interprétait leur clignotement mystérieux, tâchant de traduire en un langage vraisemblable le nombre de galaxies, la quantité d'étoiles qui peuplaient la vastitude du territoire ouranien.  La mathématique lui semblait la science première et dernière par laquelle connaître enfin tous les secrets de l'univers. Quant à la mécanique, aux rouages astronomiques et horlogers,  aux cliquets et ressorts, clavettes et pignons, renvois et bascules, tirettes  et chaussées, il les tenait en haute estime, pensant même que, de leur interprétation exacte, pouvait surgir rien de moins que l'immensité de la connaissance. Ainsi cheminait Youri dans les voies étroites et sinueuses de l'existence, pareillement aux machines haut-le-pied qui se faufilaient dans une succession de soubresauts primesautiers parmi les fils d'Ariane des gares aux confins de quelque pays oublié des hommes. Cependant cette progression chaotique n'induisait en lui, ni état d'âme, ni regret fuligineux. Sa vie était tissée de ces allers-retours indécis dont il buvait l'ambroisie jusqu'à la lie.

  Assis, dans le Bus 27, à la sempiternelle place située immédiatement derrière le Machiniste, au-dessus de l'éminence ménagée pour le passage de la roue, Nevidimyj considérait le monde de haut et ceci d'autant mieux qu'aucun siège contigu au sien ne le gênait. Il était, en quelque manière, le Machiniste en second, ce dont personne ne s'étonnait. On le prenait généralement pour un grand timide, un simplet ou bien un muet. Peut-être même les trois à la fois et nul ne se fût étonné de le voir surgir, un matin, canne blanche à la main, tâtant du bout de son aiguillon acéré les flancs du monde du silence. Youri, dont la lucidité était affûtée comme le lumignon du lampyre,  retirait de ce consentement mutuel le situant d'emblée dans une sublime autarcie, l'assurance de ne jamais être dérangé dans ses sombres et obséquieuses méditations. Le trajet qu'il accomplissait pour la millième fois, non seulement ne le lassait pas mais lui procurait le plus vif des sentiments de bien être, pareillement à l'Amant retrouvant, dans le boudoir enrubanné, l'Aimée. Son ravissement, pour ne pas dire son extase, s'obtenait à la suite de la plus futile des perceptions : le manche d'ivoire d'un pommeau, l'éclat d'un bouton de manchette, la semelle crantée d'une chaussure ou bien le gravillon faisant son chemin parcimonieux dans l'allée centrale de l'autobus. On s'étonnera sans doute que les émois de Nevidimyj se fissent toujours au contact d'objets et non de ceux ou celles qui en étaient porteurs. On sera alors allé trop vite en besogne, oubliant la méticulosité de notre Passager à dénicher l'étrange là où on ne l'attend jamais. A savoir dans les colifichets plutôt que chez ceux qui s'en travestissent.

 

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 09:00

 

Autrui.

 

 

*Pouvoir dire "Je suis moi" et "je suis l'Autre" d'un même empan de la conscience. Fusion.

*Aborder le Soi comme une étrange altérité ou le privilège unique de la folie.

*Toujours plus près des Autres que de nous-mêmes. Simple question de regard.

*Les Autres : deux ou trois choses que l'on sait d'eux. Enigme.

*Faites plus confiance à l'Autre qu'à vous-même. Vous êtes à vous-même ce que Judas fut au Christ, prêt à tous les reniements pour sauver votre peau.

*Comme l'or, l'ami vrai est rare. Mettez-le en sûreté !

*On prête souvent aux Autres ses propres insuffisances, rarement ses qualités.

*Tout commerce avec l'Autre se solde toujours par un débit ou un crédit. Impitoyable loi des échanges.

 

 

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 08:07

 

Autrui.

 

 

*Ta main droite, ta main gauche. Observe-les. Déjà les premiers signes de l'altérité.

*Aucun don n'est gratuit qui sous-entend la réciprocité. Générosité, ellipse du boomerang.

*Les autres nous hallucinent à leur gré.

*L'homme varie selon chaque regard que les Autres portent sur lui : ballet continu de l'essence et de

l'existence.

*Même les oiseaux te regardent et te créent.

*Les discours lénifiants des Autres : chausse-trapes.

*L'amour véritable est amour de l'Autre. Totalement. Aussi rare que la vraie beauté.

*Abel et Caïn - N'y aurait-il que deux hommes sur la terre qu'existeraient aussi bien l'amour que la

haine.

*L'Autre, jamais directement accessible. Médiation du geste, du regard, de l'intention. Nous sommes

tous des "forteresses vides" qui n'attendent que d'être habitées d'altérité.

*L'amitié n'est souvent convoquée qu'à des fins de réassurance narcissique. Réciproques.

*"Faire face" ou modeler l'épiphanie des visages. Altérité.

 

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 15:31

 

A propos de la prochaine parution

du recueil de Poésie de Marie-P-Zimmer :

"Jusqu'où va ta nuit…"

 

 

 

  La poésie est cette effraction du Poète en direction de ce qui le dépasse : pur geste de donation, constante oblativité. Et de quoi nous fait-il l'offrande ? Mais de son propre corps en même temps que de celui de la poésie : sang, lymphe, larmes, chair ductile infiniment disponible. Car il ne saurait y avoir d'œuvre sans cet arrachement à soi du Voyant, sans cette participation des Voyeurs au banquet auquel ils sont conviés. La chair, les Voyeurs la manduquent jusqu'à sa dernière fibre, les mots ils  les déglutissent, les métabolisent afin que ces derniers  fassent sens, qu'ils parlent à l'intérieur de leur âme, fécondent leurs esprits, insufflent dans leurs corps l'espace de compréhension dont leur existence doit se tisser afin de se soustraire au silence, à l'occlusion, à la perte qui, toujours menace et frôle l'abîme. Oui, l'essence du poème est tragique, pareillement à la solitude de l'homme. Voyez les poètes maudits, Rimbaud, Verlaine, Baudelaire. Le poème est un cri en direction du ciel qui, longtemps retentit sur l'arc de la conscience. Le poème est une urgence à dire ce qui tisse, en soi, la toile du vertige, qui fait éclater la bogue des affects, se distendre la peau vive de l'intellect. Il y aurait douleur à trop longtemps contenir tous ces flux, ces rythmes, ces tensions dont on est habité et qui fusent à la vitesse des comètes. Alors on écrit les ronces floues oblitérant le regard, le frémissement des déraisons, les errances sur des chemins d'abandon, les corps devenus fragiles, les heures brisées des silences. On écrit son corps-palimpseste comme si, jamais, il ne devait revenir de cet exil qu'est l'écriture. "Jusqu'où va ta nuit", identique à une subtile métaphore ouvrant les rives de l'art nous convie à un tel voyage. Un enchantement ! 

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